Si vous rêvez d'un nouveau vélo pour cet été, c'est déjà trop tard

Si vous voulez un vélo pour cet été, c'est déjà trop tard
Si vous voulez un vélo pour cet été, c'est déjà trop tard - © Tous droits réservés

Le secteur de la vente de vélos est aux abois. Il faut aujourd’hui entre huit mois et un an et demi si vous voulez autre chose que le modèle exposé en magasin. La demande a augmenté depuis le premier confinement, on le savait. Et l’offre s’est ralentie à cause des fermetures d’usines liées au covid. Le résultat c’est une pénurie mondiale de vélos. Arnaud Peeters gère le Pulse Store à Ottignies. Il n’en finit pas d’expliquer la situation à ses clients. Qui n’en croient pas leurs oreilles. "Quand tu leur dis qu’il faut plus d’attente pour un vélo que pour une voiture de luxe, ils sont étonnés."

Et toutes les marques sont concernées. Les grands comme les petits magasins aussi d’ailleurs. C’est une pénurie mondiale. "Le plus gros problème se pose pour les VTT. Sur le modèle qu’on expose ici au centre du magasin, soit les gens prennent directement celui-là, soit ils doivent attendre un an. Et nos stocks se vident sans qu’on puisse les réapprovisionner."

Pour un vélo complet, on compte 17 intervenants différents

Depuis le premier confinement, la demande de vélos a triplé, quintuplé sur certaines marques et le covid a fait baisser la production. "Pour un vélo complet, on compte 17 intervenants différents. Certaines usines impactées ont été frappées par des fermetures. Du coup, les vélos sont parfois prêts à 95% mais il manque une pièce et il faut des mois pour l’obtenir."

Des vélos plus chers

Selon les importateurs de vélo que nous avons contactés, le problème ne va pas se régler rapidement. On pourrait même voir des magasins vides dans les mois à venir. Un déséquilibre de l’offre et de la demande qui provoque d’ailleurs une augmentation des prix. Plus 200 à 300 euros sur certains modèles. "On voit aussi apparaître du protectionnisme. Une marque française nous a contactés pour nous annoncer que 30 vélos ne seront pas livrés parce qu’ils préfèrent privilégier la France. "

Pareil pour les accessoires et les réparations

Les pédales, les casques, les gants. Tout y passe. Les stocks sont vides et les magasins s’appellent parfois entre eux pour partager le peu qui reste. "Dans le domaine, le pire ce sont les home trainers qui permettent de s’entraîner à l’intérieur l’hiver en restant sur place. Là j’ai huit mois de délais. Pour l’entraînement cet hiver, c’est foutu." Et les réparations connaissent aussi des retards. "Pour changer un dérailleur, il faut parfois plusieurs semaines alors qu’avant on réparait dans la journée."
 

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