Recrutement d'infirmières: le cri d'alarme d'une responsable de centre de soins

Recrutement d'infirmières: le cri d'alarme d'une responsable de centre de soins
Recrutement d'infirmières: le cri d'alarme d'une responsable de centre de soins - © RTBF - Olivier Thunus

Il est aujourd'hui très compliqué de recruter du personnel infirmier et la situation ne va pas s'arranger avec l'allongement de la durée des études puisque durant un an, il n'y aura plus de nouvelles infirmières diplômées. Une situation que connaissent bien les hôpitaux, mais une difficulté qui touche aussi les petits centres médicaux.

A Herve, le centre de soins infirmiers que dirige Solange Hanssen fonctionne avec cinq personnes. Entre soins à domicile, prises de sang et soins infirmiers, le travail de manque pas mais quand vient le moment de recruter du personnel, c'est très compliqué. C'est le cri d'alarme que lance Solange Hanssen.

Pour vous donner un ordre d’idée, si je dois engager une infirmière, je dois avoir au moins dix entretiens d’embauche, ce qui prend parfois un trimestre. Sur ces dix entretiens, il y en a peut-être trois qui vont mettre le pied à l’étrier… un mois, deux mois, trois mois… et puis qui s’en vont. Quand une infirmière travaille, si elle fait deux ans dans un même endroit, elle a fait carrière ", regrette Solange Hanssen.

Quant à savoir si la cause en est un manque d’infirmière ou un manque de compétence, pour la responsable de centre, c’est un peu des deux : " Je vais dire qu’aujourd’hui il y a des deux. Il manque cruellement d’infirmière, et puis il y a la qualité des infirmières qui sortent. Aujourd’hui, je pense que la formation met beaucoup d’intérêt sur la technicité et on en oublie un peu l’aspect -qui est notre satisfaction à nous- qui est d’être infirmière. On a beaucoup de technique et les infirmières vont dans ce métier pour cette technicité, et n’y viennent plus pour l’aspect humain. Quand elles constatent qu’il faut d’abord soigner les gens, leur donner à manger et le reste avant de passer à l’aspect technique, elles s’enfuient ".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK