Seulement 7,5% des chômeurs bruxellois sont bons en néerlandais (ou en français)

Les connaissances linguistiques ne sont pas évidentes.
Les connaissances linguistiques ne sont pas évidentes. - © JONAS HAMERS - BELGA

Les demandeurs d'emploi bruxellois peinent toujours en matière de connaissances linguistiques, principalement quand il s'agit de l'autre langue nationale, le néerlandais principalement ou le français. Si l'on en croit l'un des derniers rapports de l'Observatoire bruxellois de l'Emploi (Actiris), datant de décembre, 7,5% des demandeurs d'emploi disent avoir "une bonne connaissance" orale du néerlandais ou du français. En 2010, ils étaient 8,6%. Si l'on parle cette fois d'une connaissance moyenne, le pourcentage remonte à 22,9% (22,7% en 2010). L'anglais semble être mieux acquis à Bruxelles avec 35,5% pour ce qui relève de la connaissance moyenne et 17,6% pour la bonne connaissance.

Un enjeu crucial

Pourtant, on le sait, les exigences linguistiques des employeurs sont élevées. "Pour les travailleurs en Région bruxelloise, la connaissance de plusieurs langues a une valeur ajoutée élevée sur le marché du travail. Les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi et en particulier la question de leur bilinguisme (français–néerlandais) constituent un enjeu crucial en Région bruxelloise", explique le rapport de l'Observatoire. "La connaissance de la combinaison du français et du néerlandais est la plus demandée par les entreprises bruxelloises, et ce quel que soit le métier, le secteur d’activité ou la taille de l’entreprise (...)."

Autre constat, "les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi augmentent en fonction du niveau d’études. Ainsi, 51,3% des universitaires inscrits comme demandeurs d’emploi déclarent posséder une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale et 18,9% d’entre eux affirment en avoir une bonne connaissance, alors que cette proportion passe à respectivement 36,1 % et 11,3 % pour les demandeurs d’emploi possédant un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur et à respectivement 22,9% et 8,9% pour les demandeurs d’emploi infrascolarisés (enseignement primaire et secondaire inférieur). Sur la base des données disponibles, nous constatons qu’à la sortie de l’enseignement secondaire, le niveau de connaissance de la deuxième langue nationale est généralement faible."

L'anglais et l'arabe pour les autres langues

Bruxelles est une capitale multiculturelle où plusieurs langues sont parlées. Résultat, 77% des demandeurs d'emploi de Bruxelles parlent "bien" une ou plusieurs langues étrangères autres que le français ou le néerlandais. Lesquelles, déclarent les inscrits chez Actiris? Parmi les langues européennes, on retrouve l'anglais, suivi de l'espagnol, l'italien, le portugais et le roumain. Pour les langues non européennes, arrivent en tête l'arabe, le turc, le russe, le lingala et l'albanais.

"Il est à noter que les autres langues extra-communautaires connues sont fortement diversifiées. Pour l’ensemble des dossiers des demandeurs d’emploi inoccupés inscrits, on recense en effet une cinquantaine de langues (hors UE) différentes pour lesquelles les demandeurs d’emploi déclarent avoir une bonne connaissance orale."

Les résultats complets de l'étude sont à lire ici

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