Seulement 2000 spectateurs pour le Verdur Rock version nouvelle à Namur

Le Verdur Rock à Namur, le plus ancien festival de Wallonie, a accueilli 2.000 personnes samedi. Ce ne sont pas les 3.000 entrées espérées mais les organisateurs ont toutefois le sentiment d'avoir gagné le pari qu'ils s'étaient fixé pour cette 31e édition face à des festivals toujours plus concurrentiels.

"On a respecté nos objectifs dont celui de pérenniser le Verdur Rock car on sait qu'il était en danger (face à des festivals proposant de grosses têtes d'affiche, NDLR). Si on n'avait pas fait appel à un partenaire, il n'aurait pas eu lieu", rappelle Patricia Grandchamps, l'échevine de la Jeunesse.

Pour cette 31e édition, la Ville s'est associée à l'asbl "Z, les Amis d'Esperanzah". "On a une structure professionnelle, une asbl qui a de l'expérience", s'est réjouie Patricia Grandchamps.

Pour le directeur de l'asbl, Jean-Yves Laffineur, ce ne sont pas les 3.000 spectateurs espérés mais "l'équipe a relevé le défi en très peu de temps". Le Verdur Rock a proposé un événement alternatif et durable avec une identité culturelle forte et c'est cela qui est important, selon lui.

Patricia Grandchamps note un rajeunissement du public. C'était un des objectifs: attirer les 14-25 ans tout en gardant le public actuel, qui a vieilli avec le festival. "Il y a un public qui vient chercher de la différence, de la découverte", ajoute Jean-Yves Laffineur.

Patricia Grandchamps est fière que le Verdur Rock soit resté un festival de valeur sans matraquage publicitaire en gardant une affiche alternative et un prix abordable. Gratuit la plupart des autres années, l'entrée coûtait 10 euros en prévente et 15 euros sur place. "Ce n'est pas un festival commercial et ça ne le sera jamais. On n'est pas là pour faire des bénéfices mais pour rassembler les gens", avait-elle déclaré plus tôt dans la journée.

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