Service minimum dans les prisons en région liégeoise

Service minimum dans les prisons en région liégeoise (ici: Lantin)
Service minimum dans les prisons en région liégeoise (ici: Lantin) - © RTBF

La FGTB et la CSC ont lancé un mot d'ordre de grève de 24h pour ce vendredi. Un mouvement qui fait suite à l'échec des négociations après leur rencontre avec le ministre de la justice, Koen Geens. Mais avec la manifestation d'aujourd'hui à Bruxelles, de nombreux gardiens ont décidé de déjà débrayer ce jeudi. Les syndicats dénoncent le manque de réponses notamment à la surpopulation carcérale, l'infrastructure pénitentiaire ou certains non-remplacements. Et parallèlement, un syndicat de police, le SNPS, a aussi déposé jusque samedi un préavis de grève avec un mot d'ordre: ne pas remplacer les gardiens en cas de grève dans les prisons.

A la prison de Lantin, 30% des agents pénitentiaires étaient présents ce jeudi matin. La direction a dû faire appel à la police fédérale pour assurer le service minimum. Marc Brisi, directeur de la prison de Lantin: "Il y a aussi quelques policiers locaux qui se sont présentés mais qui ont été orientés vers d'autres tâches par le responsable du service parce que nous n'en avions pas nécessairement besoin. On travaille en service nuit donc les détenus sont cloisonnés dans leurs cellules".

A la prison de Huy, avec un gardien présent sur deux, le service minimum a pu être assuré. "Mais aucun policier appelé ne s'est présenté", précise la direction. Demain, avec la présence de piquet de grève, la grève des gardiens risque de poser des problèmes: "On espère qu'effectivement il y aura des policiers, en tout cas des policiers fédéraux qui pourront assurer la sécurité au sein de l'établissement. Pour ce qui est de l'organisation de la journée, l'ouverture des cellules, la préparation et la distribution des repas et des médicaments, l'ouverture des grilles, etc, nous avons quand même besoin d'un certain nombre de cadres pénitentiaires qui connaissent la boutique comme ne peuvent pas la connaître les policiers".

Erik Dagonnier

 

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