Service Citoyen: quid du volontariat?

Le service citoyen n’a toujours pas de législation propre
Le service citoyen n’a toujours pas de législation propre - © Instagram servicecitoyensamenleving

20 jeunes Wallons âgés entre 18 et 25 ans ont débuté un service citoyen, ce qui signifie qu’au cours des 6 prochains mois, ils s’engageront dans des projets utiles à la collectivité à temps plein. Des projets aussi bien auprès des réfugiés, des enfants, des personnes âgées ou encore handicapées. Une activité qui ressemble fortement au bénévolat mais qui ne l’est pas tout à fait.

Ce qui pose problème, ce sont les indemnités perçues par le jeune au cours de son service citoyen, comme l’explique Emmeline Orban de la Plateforme francophone du Volontariat : "On parle d’une indemnité qui couvre bien les frais qui seraient liés au volontariat. Un transport en commun ou une voiture personnelle par exemple. Dans ce cas, il y a remboursement."

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Le Service Citoyen n’a toujours pas de législation propre. Par défaut, il s’inscrit dans la loi sur le volontariat de 2005. Celle-ci limite le défraiement à 33.36 euros par jour. Pour le Service Citoyen, l’approche semble différente : "On sent qu’on n’est plus en train de défrayer les frais liés à l’activité mais plutôt le temps qui est donné. Et donc là, on n’est plus dans l’esprit de la loi" précise Emeline Orban.

D’ailleurs, le directeur de la Plateforme pour le Service Citoyen, François Ronveaux, évite le terme de volontariat : "On peut difficilement concevoir que s’il s’engage à temps plein pendant 6 mois, il va vivre d’amour et d’eau fraiche. Ou alors, seulement les plus nantis. Et donc, on doit lui permettre de vivre pendant ce temps."

En avril 2018, le statut de Service Citoyen devrait être légiféré. Tous les partis politiques semblent favorables mais le risque, martèle la Plateforme francophone du Volontariat, c’est de créer des sous-emplois avec de la main d’œuvre qui ne coûte quasi rien aux structures qui accueillent les jeunes en Service Citoyen.

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