Seraing: une centaine d'emplois perdus chez EDF-Luminus

Le problème, c'est le tarif du gaz. Tous les patrons électriciens le disent. Le prix de revient du mégawatt/heure dans cette filière de production n'assure plus la rentabilité. Les turbines sérésiennes ont donc tourné au ralenti l'an passé. D'où la décision d'une mise sous cocon, d'un arrêt, à partir de juillet 2014.

Le coût social reste vague. C'est que le groupe Luminus a hérité d'un ancien système-maison de pré-départs anticipés. Avec quelques reclassements, il permettrait d'éviter le pire. Mais le nombre d'emplois supprimés tourne autour d'une centaine.

Parce que cette restructuration touche également une autre unité de la banlieue liégeoise, une centrale angleuroise qui, désormais, ne devrait plus fonctionner qu'en cycle ouvert, c'est-à-dire pendant les pics de consommation. Quand les fournisseurs de courant peuvent gonfler les factures et qu'ils retrouvent une marge bénéficiaire.

En outre, tous les services annexes, les services de support devraient être recentralisés en région bruxelloise. Ce qui déjà fait dire que l'affaire Luminus a des relents communautaires: c'est le Sud du pays qui est vidé de ses capacités énergétiques alors que les néerlandophones échappent, apparemment, à la saignée.

M. Gretry

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