Seraing : les 17 immeubles de la Cour des miracles vont être vidés

Mercredi, police, pompiers et ouvriers communaux sont descendus sur place pour examiner la situation. Ancien lieu de prostitution, le site est actuellement occupé par de nombreuses familles d'origine roumaine.

Elles y vivent dans des conditions précaires, dans des bâtiments délabrés au milieu des immondices. Régulièrement, des incendies s'y produisent.

La Cour des miracles, qu’est-ce que c’est ?

On pourrait presque la qualifier de décharge à ciel ouvert: poubelles éventrées, pneus abandonnés...  C’est une sorte de ''no man's land'' de la pauvreté  en plein centre de Seraing. Avec un réel sentiment d'insécurité. Le commissaire en chef Yves Hendrix parle même de zone de non-droit : ''On se rend compte que, d’une manière générale, même les ouvriers communaux ne savent plus y aller en journée pour essayer d’exercer leur métier. Ils ont peur. Il y a une sorte de zone de non-droit qui s’est installée.''

Jusqu'à mercredi pour évacuer les lieux

Voilà des années que le dossier de la Cour des miracles empoisonne le bourgmestre de Seraing. Arrêté d'insalubrité, rachat de maisons, arrêtés de destruction.. .Rien n'y fait.

Mais à un an des élections, l'incendie de vendredi a donné l'occasion à Alain Mathot d'accélérer le dossier. Et jeudi, suite au rapport des pompiers, le bourgmestre Alain Mathot a pris un arrêté d'inhabitabilité concernant les 17 immeubles.

Plusieurs familles ont déjà commencé à quitter les lieux spontanément. Les services sociaux de la ville doivent se rendre sur le site pour accompagner le départ des derniers habitants de la Cour des Miracles. Alain Mathot: "Il y a toute une série de personnes qui se trouvent là-bas car ils louent un immeuble. Ceux-là, il va falloir trouver une formule avec les services sociaux pour les reloger. Si ce n’est pas le cas, on a aussi toute une population d’apatrides, des Roumains essentiellement (…) Je ne sais pas comment on va gérer la suite. Mais je ne peux pas laisser vivre là-bas des gens dans un lieu où il y a une insécurité permanente, en termes notamment d’incendie.''

Erik Dagonnier

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