Seraing: le PTB veut empêcher un nouveau "hold-up" d'ArcelorMittal

Parmi les montants réclamés par ArcelorMittal, il y a le précompte immobilier. Il relève du fédéral. "Là-dessus, nous n'avons aucun pouvoir" affirme le bourgmestre socialiste Alain Mathot. L'autre partie concerne la commune. Ce sont les taxes industrielles compensatoires. "C'est la loi qui leur permet de le réclamer. Il y a un dégrèvement qui est demandé par ArcelorMittal. Il y a toujours eu des périodes d'inactivité. On a une moyenne de l'ordre d'un million d'euros sur les quatre dernières années".

Pour le conseiller PTB de l'opposition Damien Robert, les chiffres avancés restent imprécis: "Ce qu'on réclame, c'est que la Ville fasse son maximum pour empêcher justement ce nouveau hold-up de Mittal sur la région et sur les finances de la Ville. Malheureusement, nous avons constaté aujourd'hui qu'il y avait une sorte d'impuissance volontaire de la Ville qui se dit impuissante mais qui refuse par exemple d'engager un avocat fiscaliste pour explorer toutes les failles dans le raisonnement juridique de Mittal".

Pour Alain Mathot, l'engagement d'avocats fiscalistes n'est pas à l'ordre du jour: "Ce serait à mon sens perdre l'argent des contribuables que d'aller en recours face à quelque chose auquel la société a droit. On peut trouver injuste que la société, en l'occurrence ArcelorMittal, y ait droit, mais c'est la loi, et la loi s'applique à toutes les sociétés".

A Seraing, la commune n'a pas fini de mesurer la casse sociale provoquée par ArcelorMittal.

Erik Dagonnier

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