Seraing: le dernier conseil communal du bourgmestre Alain Mathot n'était pas le dernier!

Seraing: le dernier conseil communal du bourgmestre Alain Mathot  n'était pas le dernier!
Seraing: le dernier conseil communal du bourgmestre Alain Mathot n'était pas le dernier! - © Tous droits réservés

Surprise lors du conseil communal lundi soir à Seraing. Tout le monde s'attendait à une dernière séance présidée par Alain Mathot. Mais ce ne sera que l'avant-dernière. En début d'assemblée, la majorité a voulu discuter de la vacance de la présidence du CPAS en décembre. Le 3 décembre, Francis Bekaert quitte son poste de président de CPAS pour devenir bourgmestre. Le poste de président du CPAS se retrouve donc vacant. Il revient normalement au plus ancien conseiller élu du CPAS, le temps de mettre en place le nouveau conseil du CPAS, environ une quinzaine de jours.

 A Seraing, cette fonction ad interim aurait dû être assumée par un élu de l'opposition, l'écolo Henri Nelisse. Mais cette courte interruption du pouvoir au CPAS n'a pas l'air de satisfaire le PS. Il a décidé de convoquer un nouveau conseil communal le 29 novembre - quelques jours avant celui du 3 décembre- pour simplement désigner le remplaçant socialiste de Francis Bekaert à la tête du CPAS. Le bourgmestre Alain Mathot assistera donc comme bourgmestre, à son dernier conseil communal fin du mois. 

Un Alain Mathot qui mène toujours en solo le débat politique communal

Lors du conseil, c'est un Alain Mathot en verve qui a présidé les débats. Francis Bekaert, lui, n'a pas prononcé un mot. Il y fut question encore une fois de la taxe-poubelle et du coût-vérité imposé par la Région wallonne. Selon les chiffres avancés, la taxe n'a rapporté en 2017, que 85% du coût-vérité de la collecte des déchets.

Un pourcentage qui passe à 89% pour 2018. Dans l'opposition, le MR s'inquiète du non-respect de ce coût-vérité qui pourrait selon elle, priver la commune de subsides régionaux. Aux critiques de l'opposition écolo, le bourgmestre pousse un coup de gueule en rappelant que la commune a été en avance en matière de tri. De son côté le PTB veut bien examiner des pistes pour réduire le coût des déchets mais pas question d'augmenter les taxes. Le débat sur les diverses mesures a été finalement reporté après la mise en place du nouveau conseil communal. 

Une motion de soutien à Vers l'Avenir rejetée

Lors du conseil, Ecolo a proposé une motion de soutien aux éditions "Vers l'Avenir" détenue par le groupe Nethys qui annonce la suppression d'une soixantaine d'emplois. "Je peux maintenant me lâcher" a lancé Alain Mathot qui n'a pas manqué de signaler aux verts que c'étaient eux qui avaient voulu installer des administrateurs indépendants au sein de l'intercommunale à la place des "méchants" hommes politiques.

Et en plus, "c'est illégal" -affirme Alain Mathot- de demander aux administrateurs comment gérer leur société". Soutenue aussi par le PTB, la motion a été rejetée par la majorité PS et le MR.

 "Je vais prendre le temps de réfléchir"

Depuis qu'il a annoncé qu'il arrêtait la politique, Alain Mathot est avare en déclarations. A la sortie du conseil, détendu et tout sourire, quand on lui demande ce qu'il va faire demain, il répond : "Je vais prendre le temps d'abord de réfléchir. Déjà, je ne suis pas encore parti. Je pars comme bourgmestre le 3 décembre mais j'ai encore le mandat de député jusqu'aux prochaines élections de 2019. Et puis après, on verra. La vie est tellement belle. Dès qu'on a la santé et qu'on a un peu de temps, c'est déjà bien", conclut-il, philosophe. "On verra pour le reste." Et à propos du jugement Intradel de juin qui affirme qu'il a reçu plus de 700.000 euros pour influencer le marché : "Je n'ai plus rien à commenter. Ça c'est fini. je n'ai plus rien à dire sur quoi que ce soit à ce niveau-là".

 

 

 

 

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