Seraing: inquiétudes chez les syndicats ouvriers de CMI

Chez CMI, les syndicats craignent un démantèlement progressif des activités de production à Seraing.
Chez CMI, les syndicats craignent un démantèlement progressif des activités de production à Seraing. - © Google street view

Globalement, le groupe CMI, Cockerill Maintenance et Ingéniérie, se porte bien. Il emploie 4000 personnes à travers le monde dont 1000 à Liège. Mais tout en s'internationalisant, CMI réoriente, chez nous, ses activités vers l'ingénierie, la maintenance et le service aux entreprises. Et le personnel ouvrier y trouve de moins en moins sa place.

CSC et FGTB ont les mêmes inquiétudes et font le même constat : CMI fabrique de moins en moins en région liégeoise. Plus d'investissement dans les ateliers, pas de plan de développement de la production, dénoncent les syndicats. Ils craignent et s'opposent à un démantèlement progressif des activités de production à Seraing.

Les syndicats citent un exemple: fini de fabriquer des ballons haute pression, des réservoirs à vapeur pour les centrales turbine-gaz-vapeur, dans le hall de production n°1 de Seraing. Une trentaine d'ouvriers y travaillaient. La production ira en Asie. Des rumeurs courent à propos de la vente du hall.

Au total, CMI emploie encore quelque 350 ouvriers à Liège. Mais le quart d'entre eux est régulièrement en chômage économique, relèvent les syndicats.

Le contexte économique mondial a forcément un effet négatif sur le carnet de commande. Et la fermeture du chaud annoncée par ArcelorMittal, gros client maintenance, toucherait fortement CMI. Au passage, la FGTB n'hésite pas à établir un parallèle entre l'attitude des patrons des deux entreprises.

CMI ne souhaite pas pour l'instant réagir aux communiqués syndicaux, estimant qu'il n'y a pas eu de décision nouvelle qu'elle aurait à justifier.

M. Giot

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