Seraing: grève de 24 heures chez CMI

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Les 300 ouvriers de la société veulent dénoncer l'attitude de la direction de cette entreprise de mécanique lourde : la sortie de crise se dessine, le carnet de commandes recommence à se remplir, mais le volume de travail n'augmente pas, à cause de délocalisations vers des sous-traitants asiatiques.

La société CMI a subi de plein fouet la crise économique. Elle a perdu plusieurs contrats, dans la maintenance sidérurgique notamment. Elle a dû imposer à son personnel du chômage partiel, de moins en moins partiel. La moitié des ouvriers sont touchés, parfois pour des périodes d'inactivité de plus de dix semaines.

Dans ce contexte, les premiers signes de reprise, au niveau mondial, ont suscité des espoirs, malheureusement déçus. Le carnet de commandes se regarni, mais le volume de travail dans les ateliers liégeois ne suit pas. Le dernier exemple en date, c'est un marché indien, pour des ballons à haute pression, pour des chaudières de récupération. Habituellement, ce genre de fabrication occupe une trentaine de personnes, au siège de la firme. Mais, pour des raisons de prix de revient, la société CMI a préféré confier la tâche à un sous-traitant coréen.

Le front commun syndical, alors que les résultats pour l'année passée s'annoncent soit à l'équilibre, soit en léger bénéfice, entend exprimer son ras-le-bol. Les frémissements de relance valent, sans doute, d'être partagés.

 

M. Gretry

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