Seraing doit trouver 67,5 millions d'euros d'ici 2018

D’après le bourgmestre Alain Mathot, Seraing serait doublement impactée : "Nous avons la fermeture des grosses entreprises comme ArcelorMittal. Coût estimé: 9 millions d’euros au niveau de la Ville sur un budget oscillant entre 95 et 100 millions d’euros, soit un peu plus de 10% du budget. Et à cela, il faut rajouter l’ensemble des dividendes que nous percevions notamment de Dexia, qui étaient assez importantes puisque nous étions un des actionnaires de référence (on parle de près de 2 millions d’euros)."

De son côté, la situation des recettes n’est guère plus réjouissante. "C’est la première fois que l’impôt des personnes physiques est en baisse, souligne le maïeur. C’est vraiment ça qui a tiré la sonnette d’alarme."

Pour combler ce trou financier, la Ville a décidé de prendre de nombreuses mesures

Par exemple, en diminuant les frais de fonctionnement, en vendant des terrains ou en transférant des prêts immobiliers. La Ville a aussi décidé de lever de nouvelles taxes qui ne toucheront pas directement le citoyen (comme par exemple une taxe sur les agences bancaires).

Seraing demandera surtout une aide exceptionnelle de 27 millions d'euros à la Région wallonne. Mais pour Alain Mathot, il n’est pas question de privatiser des services publics communaux ou de licencier du personnel communal pour faire des économies.

Erik Dagonnier

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