Seraing: démantelement du Haut Fourneau 6

Pour la direction d'ArcelorMittal, il est hors de question de filmer à l'intérieur du site du Haut Fourneau 6. Les demandes d'interviews sont également refusées.

Pour les anciens travailleurs, c'est un sentiment d'amertume qui subsiste ce lundi matin. "C'est la tristesse pour les habitants de Seraing et de la région, explique Jean-Luc Rader, secrétaire régional de la FGTB, L'amertume s'explique par le fait que c'est très compliqué de faire confiance à le direction d'ArcelorMittal. Nous craignions toujours une décision prise dans un bureau feutré à Londres, sans tenir compte des intérêts des travailleurs et des habitants de la région". Il y a toujours un petit frein".

Les opérations de démantèlement vont réellement débuter ce 1er février. Pour l'instant, ce sont des travaux préparatoires qui sont en cours. Ce sont des anciens travailleurs qui sont chargés de la besogne. "En 2008, nous avions plus de 5.000 travailleurs. Aujourd'hui, sur les 5 lignes dites stratégiques et principalement dans le froid, il en reste 1.300, explique Jordan Atanasov, secrétaire régional de la CSC. "L'écart est donc considérable. Ce ne sont pas les 15 personnes retenues pour assainir le site du HF6 qui vont pouvoir compenser les pertes d'emplois connues à Liège".

Alain Mathot, bourgmestre de Seraing, a obtenu des fonds européens pour investir sur ces sites de production abandonnés. Il explique que le boulevard urbain sera finalisé: "Il y aura essentiellement de l'habitat avec quelques petites et moyennes entreprises et des loisirs. Si le club de football de Seraing devait évoluer en première division, il y aura une possibilité de reprendre une partie de la zone pour y construire un stade".

Les opérations de démantèlement et de dépollution des sols sont prises financièrement en charge par ArcelorMittal. L'entreprise refuse de communiquer aussi  sur le montant des devis qui doivent être astronomiques.

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