Seraing: CMI va fabriquer (sur place) des tourelles de chars pour l'Arabie saoudite

Cet accord devrait avoir des retombées indirectes sur la maison-mère, notamment au niveau du bureau d'études, mais ne devrait pas remettre en question les activités de CMI en Belgique.
Cet accord devrait avoir des retombées indirectes sur la maison-mère, notamment au niveau du bureau d'études, mais ne devrait pas remettre en question les activités de CMI en Belgique. - © Belga

Un accord a été signé lundi, portant sur la fabrication de tourelles de chars. L'objectif étant de concevoir et de fabriquer du matériel militaire sur place.

Le porte-parole de CMI Defence, Xavier Rigo, a confirmé au quotidien l'Echo que les autorités saoudiennes ont choisi la société belge parmi une série d'autres partenaires internationaux (comme Boeing ou Lockheed Martin) pour développer une activité défense dans leur pays.

Toujours selon le porte-parole, cet accord devrait avoir des retombées indirectes sur la maison-mère, notamment au niveau du bureau d'études, mais ne devrait pas remettre en question les activités de CMI en Belgique.

Elle ne vient en effet pas remplacer le très gros contrat que CMI Defense a signé en 2014 avec le canadien GDLS. Un contrat de 10 ans qui implique le transfert au Canada de tourelles conçues par CMI où elles sont intégrées sur des blindés qui sont envoyés en Arabie saoudite.

Critiqué par l'opposition et les défenseurs des Droits de l'Homme, le Premier Ministre canadien, Justin Trudeau, souhaite annuler ce contrat.

En Belgique, CMI a reçu les licences d'exportation nécessaires de la Région wallonne mais celles-ci font de plus en plus débat.

Fabriquer directement en Arabie saoudite permettrait à l'entreprise liégeoise de se passer de ces procédures, écrit encore L'Echo. CMI se refuse actuellement à chiffrer l'activité potentielle qui devrait être générée.

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