Seraing: 50 emplois perdus chez CMI ?

RTBF
RTBF - © RTBF

C'est une mauvaise nouvelle de plus pour la sidérurgie liégeoise: la société CMI, à Seraing s'apprête à supprimer une cinquantaine de postes de travail. Elle a convoqué pour ce jeudi un conseil d'entreprise.

Cette ancienne filiale mécanique du groupe Cockerill est devenue autonome, mais elle a continué à entretenir les outils d'ArcelorMittal. La crise de l'acier et les arrêts de hauts fourneaux ne permettent plus d'éviter les désengagements.

Ce n'est pas encore officiel, mais ce n'est déjà plus à mettre au conditionnel: la société sérésienne CMI envisage de se séparer d'une cinquantaine d'ouvriers de son département de maintenance. Un conseil d'entreprise doit ce jeudi matin en informer les syndicats.

C'est évidemment un signal très négatif pour le bassin industriel liégeois: pendant des mois, depuis le début de la crise de l'acier, depuis les arrêts de hauts fourneaux,  la société CMI a plié sans rompre. Elle a pris patience, sans se lancer dans une restructuration, elle a attendu la relance. Avec le plan qu'elle est sur le point d'annoncer, elle montre qu'elle a cessé de croire à un rallumage à court ou moyen terme.

Incertitudes sur le coût social

C'est l'un des plus solides opérateurs du secteur. De plus petits sous-traitants d'ArcelorMittal risquent, dans la foulée, de se désengager, et de désengager.

Il reste évidemment des incertitudes sur le coût social pour le personnel de CMI. L'entreprise n'a jamais connu de licenciements secs, elle a toujours eu recours à des mesures "plus douces". En coulisse, des reclassements sont évoqués, notamment vers des activités d'entretiens de centrales nucléaires françaises. Mais cette reconversion et cette délocalisation risquent de ne pas soulever, parmi les travailleurs, énormément d'enthousiasme.

(M. Gretry)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK