Seneffe : si tu ne vas pas au vrac, le vrac viendra à toi

Vrac'ment bon, un concept d'épicerie nomade
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Vrac'ment bon, un concept d'épicerie nomade - © Nicolas Rondelez

C’est un peu l’idée qui a germé dans la tête de deux sœurs de Seneffe, Sophie et Catherine Pâque. Conquises par la culture des achats en vrac et la philosophie du zéro déchet, elles ont installé dans leur camionnette des distributeurs comme ceux que l’on trouve dans les boutiques de vrac et de plus en plus dans les grandes surfaces. C’est ainsi qu’est né "Vrac’ment bon". Depuis deux semaines, elles se déplacent 5 jours sur 7 dans les villages de l’entité de Seneffe. Aujourd’hui, c’est Sophie qui gère la boutique. Elle a garé la camionnette sur la place d’Arquennes. "Au départ, c’est notre philosophie et notre propre découverte de la culture du zéro déchet qui nous a donné envie de la partager. L’envie de montrer à nos enfants que d’autres modes de fonctionnement sont possibles. Et puis est venue l’idée d’aller vers les gens pour échanger sur ces pratiques. Il n’y avait aucun commerce de vrac sur l’entité de Seneffe, alors nous nous sommes lancées".

L’itinérance, un choix imposé

"Lorsque nous nous sommes mises en quête d’une surface commerciale, il n’y en avait pas de disponible sur Seneffe. Alors nous nous sommes dit que nous allions rendre dans les différents villages de l’entité. Nous avons aussi constaté que dans certains, il n’y avait plus de commerce, plus rien. En discutant, on a entendu que les gens seraient heureux de nous voir arriver. Ce sont nos maris qui ont installé les distributeurs et aménagé la camionnette". Le choix de l’épicerie ambulante s’est donc presque imposé aux deux sœurs. Mais un choix qui correspond finalement bien au contexte commercial de l’entité de Seneffe. Un constat partagé par cette cliente : "ça réunit la proximité, l’alimentation de qualité, la production locale, le contact. Le vrac, on n’y est pas vraiment habitué, encore. Mais on essaie de faire des efforts par rapport aux déchets. Mais il y a plein d’impératifs qui font qu’on n’a pas toujours le temps ou l’énergie d’aller dans des magasins de vrac qui ne sont pas tout près non plus. Donc, cette initiative, c’est parfait".

Une activité à temps partiel

Sophie est logopède. Catherine est enseignante. Toutes les deux poursuivront leur métier premier. Et c’est à tour de rôle qu’elles prendront le volant et enfileront le tablier d’épicière pour sillonner les villages de l’entité. Selon des horaires qui correspondent à leurs horaires mais aussi aux horaires de la clientèle. "Du mardi au vendredi, ce sera du milieu à la fin de l’après-midi, explique Sophie. Ça nous permettra de poursuivre notre premier métier. Et puis ça correspond à l’heure de sortie des écoles puis à la fin de journée pour les gens qui travaillent. Le samedi, ce sera toute la matinée". Chacune gardera ainsi également du temps pour sa famille nombreuse.

Les lieux et horaires de stationnement de l’épicerie nomade de Catherine et Sophie sont consultables sur leur page Facebook. Bientôt aussi, un site internet sera mis en ligne. Un site qui permettra de passer commande.

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