Semaine de la mobilité : " le frein numéro un au développement du vélo à Bruxelles, c'est la voiture " (Gracq)

Semaine de la mobilité : " le frein numéro un au développement du vélo à Bruxelles, c’est la voiture "
Semaine de la mobilité : " le frein numéro un au développement du vélo à Bruxelles, c’est la voiture " - © Florine Cuignet du Gracq

A l’occasion du début de la semaine de la mobilité, Aline Wavreille parcourt ce lundi matin les rues de Bruxelles pour aller à la rencontre de personnalités actives sur le terrain de la mobilité bruxelloise. Première étape à Trône où elle a rencontré Florine Cuignet du Gracq, le Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens.

Est-ce que Bruxelles est devenue une ville cyclable ?

Non pas encore mais on y travaille. Et justement, les travaux que vous voyez ici font partie des travaux pour réaliser des pistes cyclables sécurisées des deux côtés de la petite ceinture.

Le vélo progresse à Bruxelles. Mais si on compare à d’autres villes, ça reste marginal. Pourquoi les Bruxellois n’enfourchent pas plus leur vélo ?

Le frein numéro un, c’est la voiture. Il y a trop de voitures. Ce qui met les gens en insécurité. Trop de voitures qui roulent trop vite. Donc il faut aussi réduire leur vitesse.

Du coup la régionalisation de la zone 30 prévue par le nouveau gouvernement, cela va dans le bon sens pour vous ?

Le 30 km/h, c’est vraiment une revendication que porte le Gracq depuis très longtemps. On est donc très content de voir que cela va aboutir. Je pense que c’est vraiment une condition indispensable si on veut sécuriser les cyclistes. Bien sûr ce n’est pas la seule. Il y a encore beaucoup d’autres mesures courageuses à prendre si on veut vraiment voir le vélo prendre son essor.

Le gouvernement bruxellois veut doubler le nombre de cycliste à Bruxelles en cinq ans. Est-ce que c’est réaliste ?

Je crois que c’est ambitieux mais cela va dans le sens du futur plan régional de mobilité qui prévoit de quadrupler les déplacements à vélo d’ici 2030. Je crois qu’on a encore beaucoup de boulot. Mais c’est vraiment ce qu’il faut faire si on veut améliorer les problèmes de mobilité qu’on connaît à Bruxelles et qui sont vraiment très graves.

Quand on est cycliste quotidien, on sait qu’il existe des tensions avec les automobilistes. Qu’est-ce que le Gracq préconise pour que cela se passe mieux ?

Je crois que les tensions, elles sont surtout liées au fait qu’il y a des bouchons. Je crois que les automobilistes ne sont pas spécialement fâchés contre les cyclistes. Ils sont juste coincés dans des files avec parfois des cyclistes qui surgissent de nulle part. Parce que les cyclistes n’ont pas de vraie place. Donc la solution, c’est de donner une vraie place aux cyclistes. Cela permettra de réduire la pression automobile. Et que chacun se sente en sécurité dans la circulation.

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