Semaine de la mobilité : " la voiture peut améliorer la mobilité en ville " (Touring)

Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring
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Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring - © RTBF

A l’occasion du début de la semaine de la mobilité, Aline Wavreille a parcouru ce lundi matin les rues de Bruxelles pour aller à la rencontre de personnalités actives sur le terrain de la mobilité bruxelloise. Quelle place pour la voiture en ville ? Nous avons interrogé à ce sujet Lorenzo Stefani, le porte-parole de l’association Touring.

Bruxelles est l’une des villes les plus embouteillées au monde. Est-ce que la voiture ce n’est pas un mode de transport complètement dépassé pour circuler en ville ?

Non pas du tout. Je pense que la voiture et toute la technologie qui va avec cette industrie révolutionnaire depuis de longues années, font que nous avons encore de belles choses pour l’avenir. La voiture est quelque chose qui peut améliorer la mobilité avec toute la connectivité qui existe. On peut "tracker" une voiture, savoir où elle se trouve. On peut faire des voitures partagées et autonomes. Et d’ailleurs, la voiture partagée n’est rien d’autre qu’un transport en commun.

Pourtant le gouvernement régional veut moins de parkings, veut étendre la zone 30 à l’ensemble du territoire. Il y a aussi la zone de basse émission. C’est une chasse aux automobilistes ?

Oui, ces mesures ne vont pas du tout dans le bon sens parce qu’elles sont purement émotionnelles. Tout ce qui est mis en place vient des médias sociaux. Le 30 km/h partout, la sortie du diesel. Alors que demain, le diesel sera peut-être plus vert que l’électricité parce qu’il faut voir la productivité dans tout son cycle de vie. Les décisions d’aujourd’hui doivent être beaucoup plus rationnelles. Et elles ne le seront que quand on aura créé une commission fédérale de la mobilité qui aura une vision à long terme. Il faut arrêter d’avoir cette politique de dissuasion. Il faut une politique de persuasion. Mettre en place une mobilité qui répond à un objectif du libre choix du transport. Sachez bien que s’il y a un moyen de transport alternatif plus performant que la voiture, il n’y a aucun citoyen qui aura un doute. Il l’utilisera. Donc mettez en place une mobilité durable à long terme avec des alternatives performantes.

Concernant les 190.000 navetteurs quotidiens à Bruxelles, c’est quoi la solution ? On parle de la taxe kilométrique. Vous y êtes favorable ?

On est tout à fait favorable. Mais aujourd’hui, il y a trois gouvernements. Trois codes de la route différents. Le système de taxation est différent. Il faut remettre le boulier compteur à zéro et redémarrer sur une vraie vision avec des plateformes multimodales en périphérie. Les navetteurs s’y retrouveront et on aura une ville plus verte.

 

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