Semaine de la mobilité : l'autopartage, une vraie alternative

Semaine de la mobilité : l'autopartage, une vraie alternative
Semaine de la mobilité : l'autopartage, une vraie alternative - © Tous droits réservés

C'est en 2013, à la naissance de son fils, que Claire Boucquey a du acheter une voiture, faute de place dans une crèche à proximité. Pourtant, cette adepte des transports en commun n'a pas pu se résoudre à laisser devant chez elle un véhicule qu'elle utilisait très peu, préférant le vélo, la marche  ou le train pour se rendre au travail. "Les valeurs que je trouvais dans les transports en commun, la convivialité, la sobriété, j'y tenais énormément. En achetant une voiture, j'étais mal à l'aise de rentrer dans une logique plus consommatrice, j'ai choisi de la partager pour rester dans cette logique là".

Avec son époux, ils ont diffusé des petites annonces notamment dans le journal local et ont ainsi trouvé des partenaires, cinq "autopartageurs". Un autre ménage qui utilise régulièrement la voiture, et deux autres personnes qui la partage de manière plus occasionnelle. Si l'idée peut séduire, les détails pratiques constituent souvent un frein à ce genre d'initiatives. Pour les encadrer, les guider dans leur projet, ils ont pu bénéficier des conseils de Taxistop, via Cozycar. Par exemple pour l'assurance. Chaque conducteur est assuré, et garde son bonus-malus.

Quand elle n'utilise plus sa voiture, Claire la gare dans le centre de Mont-Saint-Guibert, à mi-chemin entre les habitations des différents utilisateurs, sur une place mise à disposition par la commune. Le système exige de l'organisation. les autopartageurs doivent réserver la voiture via un agenda en ligne. Ce qui incite à une utilisation réfléchie, nous explique Jean. "L'avantage est économique, environnemental, on fait plus attention à l'usage de la voiture. Je réfléchis, ai-je vraiment besoin de faire cette course maintenant ?" S'il l'utilise parfois pour son travail, c'est assez rare. La voiture partagée, unique véhicule du couple, est surtout destinée aux sorties en soirée et aux courses.

Chaque utilisateur débourse 26 centimes du km. Ce tarif couvre l'assurance, les entretiens, le carburant et l'amortissement du véhicule. L'avantage financier est aussi important pour Claire. Elle récupère environ 1500 euros chaque année. Cozycar compte 30 groupes en Wallonie, 90 à Bruxelles, bien loin des 500 groupes qui existent en Flandre.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK