Se former en Belgique: plus de 6600 visas octroyés en 2016

Se former en Belgique: plus de 6600 visas octroyés en 2016
Se former en Belgique: plus de 6600 visas octroyés en 2016 - © Tous droits réservés

Chaque année, plusieurs milliers de personnes viennent se former en Belgique. Celles qui ne font pas partie d'un pays membre de l'espace Schengen doivent généralement obtenir un visa.  C'est le cas d'Abdoulaye Belem qui vient du Burkina Faso. A 40 ans, il a traversé les frontières pour effectuer un stage de soudure non rémunéré dans une entreprise ittroise. Ce Burkinabé envisage son séjour de deux mois, ici, comme une opportunité. Il avait néanmoins quelques appréhensions avant son arrivée. "J'avais pensé au début, du fait de la couleur de ma peau, qu'il allait y avoir de petites explications avec les uns et les autres, mais je vois que ce n'est pas le cas. A chaque fois que je m'approche de quelqu'un de l'atelier, on me donne des astuces" explique Abdoulaye. 

L'homme qui est en Belgique depuis un mois, aura mis plus d'un an pour organiser son stage. Trouver l'entreprise, déterminer quel statut il allait avoir et quel type de visa demander. Des démarches qui ont pris beaucoup de temps et qui auraient été difficiles à réaliser sans l'aide d'une ONG ou d'une ASBL spécialisée.

Les Rwandais sont les plus nombreux à avoir obtenu un visa 

En 2016, toutes nationalités confondues, ils étaient, selon les chiffres du SPF Affaires Étrangères, 6668 à avoir obtenu un visa pour effectuer un stage ou une formation en Belgique. Les plus nombreux étaient originaires de la République Démocratique du Congo. Ils étaient suivis des Rwandais, les Indiens et les Algériens. Les Burkinabés n'arrivaient qu'en seizième place.

Pour décrocher ce visa, il doivent apporter certaines garanties. Abdoulaye a dû trouver une personne qui se porterait garante et qui accepterait de l'héberger. Il l'a trouvée en la personne du bourgmestre d'Ittre.

A la mi-mai, ce soudeur de 40 ans retournera au Burkina Faso pour transmettre son savoir. L'objectif de son voyage étant qu'il enseigne la soudure à des personnes sourdes et muettes afin de leur offrir la possibilité d'exercer un métier.

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