Schaerbeek va imposer des conditions pour l'ouverture de nouveaux lieux de culte

L'ASBL Firdaws pourra ouvrir sa mosquée chaussée de Louvain. Moyennant plusieurs conditions.
L'ASBL Firdaws pourra ouvrir sa mosquée chaussée de Louvain. Moyennant plusieurs conditions. - © Google

Les autorités de Schaerbeek préparent une ligne de conduite afin d'encadrer l'ouverture de nouveaux lieux de culte sur leur territoire. Aujourd'hui, la commune compte dix églises, une dizaine de mosquées et deux temples protestants. Quand aux deux dernières synagogues, les bâtiments sont en vente depuis plusieurs semaines. Mais il n'est pas rare que des projets de création de nouvelles salles de prière soient mis sur la table, notamment auprès des communautés évangélique africaine d'un côté ou musulmane de l'autre. 

Récemment, l'ASBL Firdaws a introduit une demande de permis pour la création d'une mosquée dans un rez-de-chaussée chaussée de Louvain. Si le dossier particulièrement bien étayé a été acceptée en commission de concertation, le collège des bourgmestre et échevins va tout de même imposer aux initiateurs une série de conditions. Un premier exemple qui va faire en quelque sorte jurisprudence. Et des conditions que la commune entend couler dans un règlement qui sera imposé à l'avenir. Celui-ci est en préparation auprès des services concernés avant une présentation dans peu de temps au collège des bourgmestre et échevins.

Reconnaissance du lieu de culte, isolation acoustique, parking...

Pour Frédéric Nimal (DéFI), échevin de l'Urbanisme, ces futures règles générales portent sur "la reconnaissance du lieu de culte car il est important que le lieu de culte qui va ouvrir soit reconnu. Mais aussi parallèlement, sur tout ce qui est lié au respect des conditions de sécurité comme les autorisations pompiers, la superficie, l'isolation acoustique pour l'ensemble des voisins, d'éventuelles questions de parking... Il y a aussi la largueur des trottoirs s'il y a diverses personnes qui doivent se réunir devant les lieux, la question de la présence de logements aux étages... Bref, plusieurs éléments que nous allons déterminer avec la police pour voir les éventuels problèmes qui peuvent se poser."

Actuellement, quand un espace change d'affectation pour devenir un lieu de culte, la demande de permis est analysée uniquement sous l'angle urbanistique. A l'avenir, Schaerbeek va rajouter d'autres éléments à sa réflexion avant la prise de décision. "Pour le moment, une demande de changement d'affectation passe par une commission de concertation", rappelle Frédéric Nimal. "A l'avenir, il s'agit de passer aussi par l'avis du collège" comme Schaerbeek le fait actuellement pour l'ouverture d'une salle de fêtes ou d'un café. "Mais jusqu'à présent, pour les lieux de culte, rien n'existait en ce sens."

Objectiver

Des réflexions similaires sont menées dans d'autres communes bruxelloises. "A Schaerbeek, nous voulons objectiver la réflexion et ne plus prendre de décisions au cas par cas."

L'échevin des cultes Etienne Noël (Libéral) souligne de son côté qu'en "aucun cas, il ne s'agit de nier la réalité des religions et mouvements philosophiques mais d'empêcher l'anarchie au niveau des implantations".

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