Schaerbeek: une rupture du jeûne entre musulmans et non-musulmans

Schaerbeek: une rupture du jeûne entre musulmans et non-musulmans
Schaerbeek: une rupture du jeûne entre musulmans et non-musulmans - © DR - wikimedia.org

Plus de 200 personnes ont participé jeudi soir de 21H00 à minuit à la rupture du jeûne de l'association des mosquées de Schaerbeek (ADMS), qui a eu lieu à la salle Monplaisir, dans l'avenue du même nom à Schaerbeek.

Une formation pour des stewards a été demandée au bourgmestre Bernard Clerfayt pour favoriser le vivre ensemble. Après une lecture d'un passage du Coran, Rachid Oamart, président de l'ADMS, a fait un discours, qui a été suivi par une réaction du bourgmestre. L'appel à la prière pour la rupture du jeûne a été prononcé à 22H00.

Étaient notamment présents des membres du Collège échevinal, le Consul du Maroc et les représentants des 11 mosquées schaerbeekoises.

"Les mosquées de Schaerbeek sont assez surpeuplées", remarque Rachid Oamart. "Donc, beaucoup de monde vient prier le soir, surtout durant le mois du ramadan, et on est conscient que cela peut déranger de nombreux riverains. (...) Il y a aussi les deux fêtes durant l'année: la fête du mouton et la fête de fin du ramadan".

On peut partager une tradition comme le ramadan

En conséquence, le président de l'ADMS a demandé au bourgmestre de dispenser à des bénévoles issus des différentes mosquées une formation de steward en matière de prévention, de circulation et de sécurité.

"On sait que la commune a une grande expérience en la matière et le bourgmestre nous a directement assuré qu'il avait pris en considération nos demandes et qu'il essayerait d'y répondre". Les convives ont mangé la soupe traditionnelle marocaine et un plat turc pour valoriser les différentes cultures culinaires. L'ADMS a la particularité de regrouper des mosquées de différentes origines, à savoir albanaise, guinéenne, marocaine et turque.

"On a invité tous les Schaerbeekois, qu'ils soient musulmans ou non, pour montrer qu'on peut vivre en harmonie et qu'on peut partager une tradition comme le ramadan", défend Rachid Oamart, président de l'ADMS, qui estime à 20% la part de non-musulmans. "Le but est de partager un moment de solidarité et de cohésion dans notre commune, que les personnes soient musulmanes ou non".

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