Schaerbeek : les mystérieux vestiges d'un ancien viaduc

Schaerbeek : les mystérieux vestiges d’un ancien viaduc
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Schaerbeek : les mystérieux vestiges d’un ancien viaduc - © rtbf

Les restes d’un ancien viaduc ou d’un pont se trouvent depuis de nombreuses années le long de l'E40 sur un terrain vague laissé à l’abandon. Le terrain appartient à l’État fédéral, mais aujourd’hui, plus personne ne sait d’où viennent ces débris.

Alors que sur le boulevard Reyers, le viaduc du même nom est toujours debout, à deux pas de là, entre la rue Colonel Bourg et la fin de l'E40, se trouvent ce qui semble être les débris d’un ancien viaduc. Ils sont entassés sur un terrain vague largement envahi aujourd’hui par la végétation. Le terrain en question a été entouré d’un grillage, mais en se rapprochant, on distingue aisément d’importantes pièces.

"Cette grande bande de terre qui est à l’abandon depuis de nombreuses années a longtemps servi comme zone de chantier, explique Bernard Clerfayt le bourgmestre de Schaerbeek. Cette zone de chantier a été utilisée pour construire l’autoroute, l'E40 qui arrive à Bruxelles à cet endroit, le tunnel Cortenberg et sans doute aussi le viaduc Reyers. Après cela, elle a aussi été utilisée pour la construction d’autres ouvrages d’art en Région bruxelloise et même plus loin sur l’autoroute." Par contre pour le bourgmestre, impossible de savoir d’où viennent ces débris de chantiers.

Le terrain appartenait au ministère des Travaux publics

A la Régie des bâtiments, on en apprend un peu plus : "Ce terrain appartenait au ministère des Travaux publics, explique Johan Vanderborght, le porte-parole de la Régie. Suite au transfert des autoroutes vers les Régions en 1989 (réforme de l’État), une partie du terrain a été transférée à la Région de Bruxelles-Capitale avec l’autoroute, l’autre terrain est resté fédéral et remis à la Régie des bâtiments; ce terrain était considéré comme un terrain non utilisable et est considéré au PRAS comme zone de voirie." Mais à nouveau, pour la Régie des bâtiments, impossible de trouver l’origine de ce viaduc.

Toutes les autres recherches, tant au niveau de la Région que des bureaux d’urbanisme qui se sont penchés sur l’avenir du quartier ont finalement mené aux mêmes réponses : le terrain appartient au fédéral, il a servi comme zone de dépôt lors de gros chantier, mais impossible de connaître l’origine du viaduc.

Cependant, le quartier est appelé à évoluer à l’avenir, des logements et des bureaux doivent y être construits. Il est possible que la Région rachète le terrain, si un accord est trouvé avec le fédéral. Dans ce cas, ce serait à elle d’assainir ce qui ressemble très fort à une décharge sauvage fédérale…

G. Fabré

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