Sans travail, de nombreux Bruxellois se demandent comment payer le loyer

Le confinement qui se poursuivra au moins jusqu’au 3 mais prochain, a ralenti l’activité économique et empêchant de nombreux travailleurs de se rendre au travail. Parmi ceux-ci, tous (loin de là) n’ont pas accès au télétravail. C’est le cas dans l’horeca, la construction, le nettoyage notamment. Engagés avec des contrats précaires, à mi-temps, ou partiellement déclarés, nombre de travailleurs ont vu leurs revenus diminuer sensiblement. Le syndicat des locataires s’en inquiète et annonce une possible "grève des loyers". Une annonce choc qui cache surtout un appel aux autorités régionales à faire un geste en faveur des locataires.

La menace d’une réduction unilatérale de 25% des loyers

Dans son communiqué, José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires, menace les propriétaires privés d’une réduction de 25% du paiement des loyers. Du moins, si aucun accord à l’amiable (sur une réduction du loyer) n’a pu être trouvé et pour autant que le locataire puisse prouver que ses revenus ont diminué depuis le confinement. Une annonce qui n’a pas manqué de faire réagir le SNPC (Syndicat National des Propriétaires et Copropriétaires). Son président Olivier Hamal y voit d’ailleurs une provocation : "Je prends cela contre une agression gratuite contre les bailleurs d’autant que nombre d’entre eux font preuve de beaucoup d’ouverture et de dialogue avec leurs locataires".

L’espoir d’un geste des autorités régionales en faveur des locataires

Cette grève des loyers n’est pour le moment qu’une menace. Elle met en lumière la situation inquiétante e bon nombre de locataires en situation précaire, ce dont les autorités régionales tant en Wallonie qu’à Bruxelles se montrent conscientes. Faut-il dès lors y voir la perspective d’une prime pour aider les locataires ? La Flandre y réfléchit. Les deux autres régions planchent également sur des mesures de soutien rapide.

Reportage sur les difficultés de payer un loyer en fin de mois (27 mars)

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