Saint-Nicolas: un drone sécurisé pour ne pas blesser vient d'être breveté

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Tous les mois, plus de mille drones sont vendus en Belgique. Un marché en plein boom. Pourtant, certains de ces engins restent potentiellement dangereux en cas de chute ou de contact avec les hélices, par exemple. Alors, certains conçoivent aujourd'hui des drones "inoffensifs". Entièrement sécurisés, et assez légers pour ne blesser personne. C'est le cas de deux ingénieurs liégeois qui viennent de faire breveter leur technologie et de convaincre un investisseur. Ils peaufinent actuellement leurs tests dans un hangar de Saint-Nicolas, près de Liège. Leur ambition est d'investir très vite le marché américain.

Sur le terrain d'entraînement, Dimitri Arendt, responsable technique de Fleye et Laurent Eschenauer, administrateur, multiplient pour l'instant les tests pour le drone qu'ils ont imaginé pour ne jamais blesser.  Dimitri Arendt: "L'avantage, c'est qu'il est entièrement caréné, donc on ne peut pas se blesser avec les hélices.  Ensuite, c'est le poids et la taille d'un ballon de football, donc s'il tombe, ce sera beaucoup moins dangereux qu'un drone normal".

Un drone moins dangereux, voilà l'idée de ces deux ingénieurs liégeois.  Beaucoup de vidéos sur les réseaux sociaux les ont convaincus.  La plus célèbre vidéo est celle du chanteur, Enrique Iglesias, blessé en plein concert pas l'hélice d'un drone qui le filmait.  Laurent Eschenauer nous explique que "le drone qui réussit à combler monsieur tout le monde, c'est un drone qui sera sécurisé au niveau de ses parties mobiles, qui sera léger, qui ne fera pas de mal à quelqu'un quand il vient percuter une personne, mais qui est aussi très simple à piloter et à manipuler".

Laurent et Dimitri se sont lancés.  Le premier prototype, entièrement fait main, développé dans un grenier, était assez abouti pour convaincre un investisseur.  Leur projet est devenu Start Up.  Leur technologie brevetée, leur drone "inoffensif" est devenu une réalité.  Dimitri nous explique qu'il y a une seule hélice qui est en partie haute et qui envoie un flux d'air sur des petites ailettes, qui vont permettre en défléchissant le flux d'air de contrôler l'attitude de la caméra et de la mouvoir dans l'espace.

Aujourd'hui, les deux hommes terminent la phase de recherche et développement.  Reste qu'ils ne sont pas les seuls au monde à développer ce drone qui ne blesse pas.  Ils espèrent ne pas rester sur le marché local mais visent très vite l'international.  Dans quatre mois, ils feront leur lancement depuis les USA et rêvent d'être à Las Vegas début de l'année prochaine pour le CES, qui est le plus grand salon au monde des objets électroniques.

Pour l'instant, l'engin est contrôlé par ordinateur.  A terme, il sera commandé par un smartphone.  La commercialisation du drone liégeois est prévue dans le courant de l'année 2016.

 

Eric Destiné

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