Saint-Josse: le bourgmestre Emir Kir a rencontré le collectif Ebola

Émir Kir a d’ores et déjà annoncé qu’il comptait interpeller le secrétaire d’État, le N-VA Théo Francken.
Émir Kir a d’ores et déjà annoncé qu’il comptait interpeller le secrétaire d’État, le N-VA Théo Francken. - © JAVIER BERNAL REVERT - BELGA

Entre cinquante et cent personnes squattent depuis dimanche un bâtiment communal. Ce groupe dénonce la situation des sans-papiers originaires des pays touchés par le virus. La Belgique ne les expulse pas, mais ne leur octroie pas non plus de titre de séjour.

Les squatteurs sont originaires des pays de l'Afrique de l'Ouest touchés par le virus Ebola. Leur occupation vise à dénoncer leur statut précaire. Sans statut légal, ils ne peuvent ni travailler ni se loger.

"Qu’ils nous donnent au moins une protection temporaire, le temps que l’épidémie soit éradiquée. Ce n’est pas normal qu’à ce stade, la Belgique nous dise d’un côté qu’elle ne veut pas nous renvoyer chez nous et que, de l’autre, elle ne nous donne pas de papiers, explique Mamadou Diallo (porte-parole des squatteurs). Avant, beaucoup d’entre nous vivaient dans les gares ou le métro. Maintenant qu’on ce bâtiment, il y a une lueur d’espoir. Même si on ne restera pas ici, on trouvera bien un autre endroit."

Émir Kir soutient le groupe sur le fond, mais il rappelle que c'est au fédéral à gérer les réfugiés et l'hébergement des sans-papiers. Pour lui, ce n'est pas à la commune de les loger. "J’appuie totalement le collectif. Je vais d’ailleurs interpeller demain le secrétaire d’Etat Théo Francken. Tant au niveau du statut que de l’hébergement, c’est d’abord et avant tout sa responsabilité. Mais en tant que bourgmestre, je ne peux pas prendre personnellement la responsabilité de maintenir ces gens dans un bâtiment aussi dangereux. Il faut être conséquent."

Les squatteurs devront donc quitter leur hébergement. En attendant une solution de la part du fédéral, le collectif promet de poursuivre ses manifestations devant le siège du secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration Theo Francken.

Sandrine Puissant

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