Saint-Hubert: le dépôt des archives de l'Etat va-t-il devoir fermer?

Le dépôt des archives de l’Etat de Saint-Hubert est situé au palais abbatial.
Le dépôt des archives de l’Etat de Saint-Hubert est situé au palais abbatial. - © arch.be

Questionnée récemment par le député PS Sébastian Pirlot, la secrétaire d’État Elke Sleurs a expliqué que Saint-Hubert représente un coût trop élevé. Le dépôt se situant dans un monument classé mais non adapté aux normes techniques actuelles des bâtiments d'archives. La secrétaire d’État préconise un seul dépôt dans la province, celui d'Arlon.

Thierry Scholtes (chef de service aux archives de l’État de Saint-Hubert) estime que son dépôt mérite d'être défendu pour plusieurs raisons. "Je pense que les archives de l’État doivent être présentes en province de Luxembourg, comme partout dans le pays. Si l’on supprime Saint-Hubert, on se retrouvera sans dépôt d’archives entre Namur et Arlon, et c’est toute l’Ardenne qui serait vidée d’un service unique. Ailleurs, il existe des dépôts d’archives de l’État mais aussi des dépôts d’autres institutions. En province de Luxembourg, il n’y a que deux services d’archives. Et vu la grandeur du territoire, je pense qu’il y a de la place pour les deux."

Actuellement, le dépôt de Saint-Hubert est hébergé au palais abbatial, un bâtiment de l’État, classé au patrimoine exceptionnel de Wallonie. "Si l’on doit quitter le bâtiment, c’est la moitié du palais qui se vide. Je ne suis pas sûr que la province soit décidée à reprendre l’ensemble à son compte. De plus, nous sommes un locataire peu exigeant : une protection incendie, des contrôles anti-intrusion… Des choses relativement basiques."

Il n’y a de toute façon pas de place au dépôt d’Arlon

Si le dépôt de Saint-Hubert devait effectivement disparaître, ses archives devront être transférées à Arlon. Or, pour le moment, Arlon ne dispose pas d’espace en suffisance. Il doit même être rénové et agrandi.

"On conserve 16 à 17 km d’archives dans notre dépôt, explique Michel Trigalet (chef de service aux archives de l’État à Arlon). Récemment, on a dû exporter une partie de nos archives dans d’autres dépôts de l’État : à Mons, à Namur, même à Saint-Hubert. On manque de place, le bâtiment est saturé. Il a 30 ans en plus. Je pense qu’aujourd’hui il est grand temps de l’agrandir et de la rénover."

La Régie des Bâtiments espère pouvoir engager en 2016 le budget nécessaire à la transformation du dépôt d'Arlon.

Anne Lemaire

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