Saint Ghislain : un chauffard flashé à 144 km/h en pleine agglomération

Saint Ghislain : un chauffard flashé à 144 km/h en pleine agglomération
Saint Ghislain : un chauffard flashé à 144 km/h en pleine agglomération - © JOHN THYS - BELGA

"C’est un véritable fou du volant !" Bertrand Caroy, le responsable circulation de la zone de police boraine ne mâche pas ses mots " une grosse voiture, c’est bien. Mais à un moment donné, le Code de la route, il se respecte !"

Contrôlé 2 fois à plus de 100 km/h en… 36 minutes !

Samedi à 16h14, une BMW série 5 a été verbalisée à 144 km/h à la rue de Chièvres à Neufmaison, une zone limitée à 50 km/h ! Quelques minutes plus tard, rebelote : à 16h50, le véhicule est flashé en sens inverse à 101 km/h ! Cette fois-ci, une équipe de la zone boraine intercepte le véhicule. Le conducteur est contrôlé positif au cannabis. Immédiatement, son permis lui est retiré pour 15 jours "si on ne sévit pas pour des vitesses comme celles-là, alors on ne fera plus rien." Le chauffard passera devant le juge qui pourrait décider d’une sanction bien plus lourde en fonction de ses antécédents.

Encore des conducteurs sous l’influence de l’alcool et de la drogue

Malgré le couvre-feu, malgré la fermeture des cafés et des restaurants, la police boraine intercepte encore des conducteurs en état d’ébriété "sur les 15 premiers jours de décembre, on a constaté 30 conducteurs sous l’influence de l’alcool et 32 conducteurs sous l’influence de la drogue. C’est moins que les années précédentes, mais normalement on ne devrait pas trouver ça." Depuis quelque temps, Bertrand Caroy remarque aussi un changement de comportement des automobilistes contrôlés " les gens sont excédés, plus nerveux par rapport aux restrictions qui sont imposées. On essaye de leur expliquer qu’on n’est pas là pour simplement verbaliser, mais pour veiller à la sécurité de tous."

Il ne faut pas engorger les hôpitaux avec des accidents !

Ces derniers mois la police doit aussi mener les contrôles Covid, a-t-elle encore les ressources nécessaires pour les contrôles routiers ? "Oui" répond Bertrand Caroy "on ne baisse pas les bras au niveau de la sécurité routière. Car si on baisse les bras à ce niveau-là, tout ce qui aura été fait ces dernières années sera perdu. Oui, nous avons un problème de santé publique mais il y a également les hôpitaux qu’on ne doit pas engorger par des accidents, on a déjà assez de problèmes comme ça !"

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK