Ryanair - syndicats : la tension subsiste

Au fil des mois, les syndicats ont accumulé les renseignements auprès des travailleurs de la compagnie Ryanair. Les salaires sont faibles, les exigences élevées, il faut souvent rester prêt à rejoindre au plus vite l'aéroport et il faut accepter de voir ses congés déplacés au dernier moment.

Au regard du droit belge, certaines dispositions prévues par les contrats de travail des pilotes ou des hôtesses sont même illégales. Il y a ainsi la retenue sur salaire pour le prix de l'uniforme, par exemple, ou les heures supplémentaires et les congés de maladie qui ne sont pas payés.

L'engagement du personnel se faisant sous pavillon irlandais, ces règles belges sont difficiles à faire respecter. En 2007, les syndicats s'étaient cassé les dents sur ce problème au tribunal. En première instance, Ryanair était sorti indemne de leur plainte. Aujourd'hui, ils disent que la donne a changé. "Nous disposons - affirme par exemple la CNE - d'éléments importants dont nous ne disposions pas en 2007". Comprenez : des témoignages, des copies de contrats et des décomptes concrets d'heure de travail.

Fidèle à son image d'entreprise très libérale, Ryanair se défend. Elle trouve normales ses exigences hors pairs vis-à-vis du personnel et estime les salaires qu'elle offre suffisants.


Mais les syndicats n'en démordent pas. Cette fois encore, ils déposeront plainte. "En septembre", dit la CNE, la Centrale Nationale des Employés.


270 personnes sont attachées à Ryanair à Charleroi.

Daniel Barbieux avec Alain Vaessen

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