R. Vervoort: peu connu des Bruxellois malgré 25 ans de carrière politique

A l’avant-plan: le nouveau ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort.
A l’avant-plan: le nouveau ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort. - © Belga

Le nouveau ministre-président bruxellois, le PS Rudi Vervoort prête serment ce mardi devant le parlement régional. Ensuite, il posera ses cartons dans le cabinet fraîchement quitté par Charles Picqué. Rudi Vervoort termine en fait le mandat de Charles Picqué, soit un peu plus d'un an jusqu'aux élections régionales. Une dizaine de mois pour montrer de quel bois il se chauffe. Jusqu'ici, le nouveau leader régional a été un élu "de coulisses", peu connu du grand public.

Demandez à vingt Bruxellois au hasard qui est Rudi Vervoort, montrez-leur sa photo… et vous vous apercevrez que peu identifieront correctement ce moustachu de 55 ans. Sauf à Evere, la commune dont il est bourgmestre. Une commune aux airs de bourgade dont on parle peu.

De Rudi Vervoort aussi, on parle peu alors qu'il aligne 25 années de carrière politique. Jamais ministre, mais échevin, bourgmestre, puis chef de groupe au parlement régional et président du PS bruxellois.

Sa réputation le dit efficace et stratège, mais peu charismatique. Une carrière en tout cas sans coup de gueule tonitruant. "Je suis un calme", dit-il lui-même. Même si on le sait aussi bouillonnant, quand le débat prend mauvaise tournure. Et même s'il aime pimenter ses conversations d'humour incisif.

Et ce n'est pas son seul contraste. Homme de gauche, il a ouvert sa liste du bourgmestre à l'Open VLD, lors des dernières élections.

Homme de parlement, costume cravate en semaine, il écume les festivals de rock en été, aux aguets des sorties musicales. Ce qui ne l'empêche pas d'inviter pour ses bals de bourgmestre des chanteurs de variété à la naphtaline.

Aujourd'hui, l'homme discret est face aux regards. Il a peu de temps pour se forger une image de ministre-président fiable, à la hauteur du populaire Charles Picqué, et à la hauteur de ses rivaux des autres partis candidats à la ministre-présidence, un siège à peine libre mais déjà très convoité.

Myriam Baele

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