Robin des Bois est à Cannes mais aussi dans nos salles

- © RTBF

En ouverture du 63ème Festival de Cannes la superproduction de Ridley Scott. Pierre Germay, notre chroniqueur cinéma a aiguisé ses flèches pour sa critique.

Et ma foi de Frère Tuck, semble être tombé sous le charme de la Forêt de Nottingham.Film d'ouverture du Festival de Cannes 2010, mercredi 12 mai: "Robin des Bois"
Le Robin des Bois de Ridley Scott, c'est la légende avant la légende. Avec le couple très glamour Russel Crowe / Cate Blanchett, c'est plus qu'un simple - et excellent - divertissement, avec des accents très contemporains.

Moult fois adaptée au cinéma, l'histoire de Robin des Bois revient sur grand écran par la grande porte du Festival de Cannes avec Ridley Scott, le réalisateur d'Alien ou de Gladiateurs, à la réalisation. Et le résultat est très séduisant.
C'est que le cinéaste à succès a choisi de tourner plus qu'un film d'action ou d'aventures en situant son récit avant que la légende de Robin des Bois ne naisse. On est, en effet, au moment où le Roi Richard Cur de Lion vient de mourir en Normandie. L'un de ses humbles archers, Robin Longstride, rentre à Nottingham alors que l'Angleterre est livrée au pillage et à la terreur faute pour le nouveau monarque, Jean, d'être à la hauteur. C'est là aussi que Robin Longstride rencontre Lady Marianne et est confronté à son propre passé.

Ce Robin des Bois dévoile donc l'origine de la légende, ce qu'aucun autre film n'a fait auparavant. Les thèmes de la déception, de la manipulation, du changement d'identité ont une résonnance toute particulière dans une Angleterre qui vient de changer de premier ministre et dans une société qui rêve encore de celui qui restaurera un certain équilibre et réglera les problèmes qui plombent son quotidien.

Costumes, décors, batailles, l'ensemble de la reconstitution est d'une esthétique parfaite. A l'action, Ridley Scott ajoute une dimension intimiste autour du couple très glamour Russel Crowe / Cate Blanchett.

Avec son allure de star du foot, Russel Crowe apporte tout son charisme à son personnage, tandis que Cate Blanchett en Marianne belle et impétueuse, prouve une fois de plus son immense talent.

Festival de Cannes, Pierre Germay

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