Robert Maillard, centenaire à Nalinnes, a rencontré Lindbergh et Blériot

Robert Maillard
Robert Maillard - © rtbf.be - Luciano Arcangeli

La Belgique compterait aujourd’hui plus de 1 500 centenaires. Il n’y en avait que 17 en 1948. Et ceux qui passent le cap cette année sont nés en 1914 au début de la première guerre mondiale. C’est le cas Robert Maillard de Nalinnes.

Robert Maillard ne se rappelle pas vraiment du conflit mais il a amassé plein de souvenirs en un siècle de vie bien chargé. Passionné, dès ses débuts, par l’aviation, il a été journaliste puis s’est spécialisé dans les relations publiques.

Robert Maillard nous a livré quelques éléments biographiques de cette vie palpitante : " J’ai été impressionné par les évènements d’un siècle où tout se développait : l’électricité, la radio et l’aviation. Je me suis emballé pour l’aviation et cela m’a permis de rencontrer Charles Lindbergh et Louis Blériot. Avant la guerre, j’étais journaliste à " L’écho de la Bourse ". Puis, à la Libération, après six mois de captivité, je suis revenu au journalisme et je suis devenu le correspondant belge de l’agence de presse américaine " Associated Press ". Certains de mes articles ont alors été remarqués par le directeur commercial de la compagnie aérienne belge Sabena. Et je suis alors devenu, en 1948, chef du service de presse de la compagnie. J’ai ensuite créé, avec d’autres spécialistes, le centre belge des relations publiques. En 1956, je me suis installé comme conseiller indépendant en relations publiques avec des clients comme l’avionneur américain Boeing que j’ai servi pendant 31 ans. J’ai beaucoup voyagé : en Suède, en Iran, au Congo ou aux Etats-Unis. Mais la terre est trop grande et la vie est trop courte. Il paraît que j’ai eu 100 ans mais je suis devenu vieux sans m’en rendre compte. "

Luciano Arcangeli, Daniel Barbieux

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK