Bruxelles: un réveillon de Noël sous le signe de l'échange avec des réfugiés

Bénédicte va chercher les invités au centre d’accueil pour demandeurs d’asile: "On va au petit château, et si j’ai bien vu ils nous attendent à l’entrée".
Bénédicte va chercher les invités au centre d’accueil pour demandeurs d’asile: "On va au petit château, et si j’ai bien vu ils nous attendent à l’entrée". - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA (illustration)

Un réveillon de Noël, ça se fête généralement entre proches. Très souvent la famille, parfois avec des amis. Mais certains profitent aussi de l’occasion pour ouvrir leurs portes et pour faire des rencontres. Accueillir des réfugiés où donner un coup de main dans un hôpital, certains ont fait le pas et nous les avons suivis.

Bénédicte Huart et Patrick Berckmans sont les cofondateurs de la plateforme "WeCanHelp". Un site Internet qui recense des offres d’aide aux réfugiés et aux sans-abris. Hier soir, le couple a accueilli chez lui trois demandeurs d’asile irakiens.

Derrière les fourneaux Patrick s’active à préparer son navarin d’agneau et un soufflé aux framboises, un menu réalisé spécifiquement pour l’occasion :

"D’une part j’ai choisi les ingrédients du repas pour qu’ils soient entièrement halal, et d’autre part j’ai décidé de choisir des éléments un peu sucrés pour coller un peu aux papilles gustatives du Moyen-Orient ".

Pendant ce temps, Bénédicte va chercher les invités au centre d’accueil pour demandeurs d’asile: "On va au petit château, et si j’ai bien vu ils nous attendent à l’entrée". Ahmed, Qaed et Yasir montent dans la voiture, ils ont entre 22 et 40 ans et viennent tous les trois d’Irak. À partager ce soir : un peu de leur culture et de leurs histoires personnelles à mettre sous le sapin.

"Un chouette échange surtout"

"On se rend compte de la différence de vécu, entre leurs vies et nos vies et à quel point on est dans un pays riche et libre. Mais aussi à quel point ils viennent d’une situation qui est très dure", explique Bénédicte. La conversion s’arrête parfois sur des graves mais elle repart vite sur des sourires. "C’est un chouette échange surtout : la nourriture, sur les constitutions familiales, sur la manière de fêter les fêtes importantes dans la famille, etc".

Jusqu’ici, Ahmed, Qaed et Yasir n’avait eu de Noël que l’image retransmise par la télévision, c'est-à-dire celle de "gens heureux". Après ce réveillon, c’est encore toujours l’image qu’ils en ont.

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