Réunion pour une alternative de gauche à Charleroi

"Quand je vous les mesures anti-sociales qui ont été prises par les divers gouvernements depuis quelques années, je me dis que ça ne peut plus continuer comme ça". Face à ce constat Christiane Maigre, une militante de la FGTB, n’a pas hésité longtemps avant d’adhérer à ce rassemblement politique. Un rassemblement qui se veut à la gauche du PS et d’Ecolo: deux partis dans lesquels de nombreux participants ne se retrouvent plus. "Les partis qui se présentent comme se disant de gauche ce sont des partis qui ont fait le choix d'être des partis de pouvoir plutôt que des partis représentant les travaileurs te le peuple", dit ce participant. "Et ça c'est aussi le signal qu'on veut lancer de manière très forte".

Plusieurs formations de la gauche radicale se sont associés à ce mouvement. Céline Caudron fait partie de la Ligue communiste révolutionnaire: "C'est la première fois qu'il y a une initiative, en tous cas un essai  d'alternative politique qui est lancé à partir du mouvement syndical", explique-t-elle.

Un mouvement syndical parti de la FGTB, mais auquel adhère aussi la Centrale nationale des employés (CNE-CSC). "On n'est pas ici pour construire un parti politique, on adhèrerait pas à ça", dit Tony Demonte, secrétaire général adjoint de la CNE.  "Mais, tout de même, dire aux gens de gauche des partis existants, qu'ils soient petiits ou grands: 'il est temps que vous vous remettiez ensemble, pour construire une alternative politique'".

Reste maintenant à clarifier la méthode travail afin de se faire entendre. Pour Nicole Picard, militante du Front de gauche français, venue en observatrice, il faut en tout cas se fixer un premier objectif. "Ce n'est pas sur les divergences qu'il faut se battre, c'est sur ce qui unifie. pour aller dans un objectif concret. Je pense que c'est là qu'est la base de la dynamique à créer", estime-t-elle.

G. Fobe

 

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