Restructuration chez ACV à Seneffe: 142 emplois sont menacés sur 240

L'entreprise ACV à Seneffe
L'entreprise ACV à Seneffe - © ACV

La société belge ACV, spécialisée dans le développement et la commercialisation de solutions technologiques pour la production d'eau chaude sanitaire et le chauffage, a été créée à Bruxelles en 1922. L'entreprise au développement mondial a fait part ce vendredi, au cours d'un conseil d'entreprise extraordinaire, de sa volonté de reconvertir son site de Seneffe. Au total, 142 emplois, sur 240, devraient passer à la trappe.

ACV, à Seneffe, c’est une usine belge de construction de chaudières et de boilers. 240 personnes y travaillent. Ce marché-là est très concurrentiel, avec une pression permanente sur les prix. Pour ne rien arranger, la réglementation européenne va changer dans quelques mois et impliquera de ne plus produire que des chaudières à condensation. Et ACV n’est pas prête pour cette mutation.

Alors elle s’y prépare. Elle va investir 14 millions d’euros. Mais ce n’est pas Seneffe qui va en profiter.

La production de ballons résidentiels va en effet être transférée vers une usine fortement automatisée en Slovaquie : 101 travailleurs de Seneffe vont y laisser leur emploi.

La production et l’assemblage des chaudières, uniquement à condensation donc, vont être réunis dans un seul bâtiment. Prévision de la direction : 41 emplois perdus supplémentaires. On sera en 2016.

Pour atteindre ses objectifs, une réorganisation du site de Seneffe qui emploie actuellement 240 personnes qui lui paraît inévitable, la direction d'ACV a donc réuni ce vendredi 6 février un Conseil d'Entreprise Extraordinaire afin d'informer les représentants des travailleurs de son intention de procéder à un licenciement collectif de 142 personnes.

La direction prendra contact lundi avec les syndicats pour détailler tout ça. Et enclencher la procédure Renault, obligatoire en cas de licenciements collectifs. Débutera alors une première longue phase d’information où des alternatives éventuelles au plan prévu pourront être avancées par les organisations syndicales. Sans garantie toutefois d’infléchir un plan qui coûte cher en emplois : 142 emplois, 60 % du travail, risquent bien d’être supprimés en un an.

Alain Vaessen, Daniel Barbieux

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