Restauratrice d'art namuroise, parfois des années de travail pour restaurer une seule pièce

Restauratrice d’art, parfois des années de travail pour restaurer une seule pièce
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Restauratrice d’art, parfois des années de travail pour restaurer une seule pièce - © Tous droits réservés

Elle passe ses journées à travailler au scalpel et au microscope. Fanny Cayron est Namuroise et restauratrice d’art. Elle travaille pour les musées et l’Eglise. Penchée pendant des jours, des semaines sur une œuvre pour lui redonner ses éclats d’autrefois. Son atelier est installé dans deux pièces à l’étage de sa maison namuroise. Pièce principale installée sous son microscope, un Christ du 14e siècle descendu de sa croix pour être restauré.

"Je répare les dégâts du temps et surtout je retire les différentes couches de peintures. Il a été repeint une trentaine de fois en 700 ans. J’enlève toutes ces couches de peintures avec un scalpel pour revenir pas directement sur le bois mais sur une des plus anciennes polychromies (peinture). J’ai commencé en janvier et ça va prendre encore plusieurs années."

Son travail c’est donc l’art de la patience. Le Christ restera à Namur encore de longs mois avant de retrouver sa place dans le trésor de la cathédrale de Liège.
Autre chantier, un calvaire. C’est comme ça qu’on appelle un christ en croix accompagné de la vierge et Saint-Jean. Trois œuvres qui n’en forment qu’une et qui appartient à l’église de Gedinne. "Ils sont là pour étude. Je vais étudier les couches de peinture. Tenter de voir combien de fois ils ont été repeints, quel était leur aspect d’origine et sur base de ça je vais faire des propositions de restauration."

Du travail qui prend du temps et qui coûte donc assez cher. Plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les pièces les plus importantes. Dans le cas de l’église de Gedinne, c’est la fondation roi Baudouin qui finance la restauration.

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