Respirer l'air des ruches contre les maladies respiratoires

Respirer l’air des ruches contre les maladies respiratoires
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Respirer l’air des ruches contre les maladies respiratoires - © Tous droits réservés

Encore une technique farfelue sortie de nulle part ! Non, pas sûr ! A Viesville, entre Charleroi et Nivelles, le Centre Respiratoire Par l’Air Des Ruches vous propose de soulager vos maladies respiratoires. Ça commence bien : le cadre est déjà magnifique. Le chalet est situé dans une zone verte. Les patients entrent dans un chalet en bois. Et à l’intérieur, ils s’installent confortablement dans un fauteuil. Les voilà partis pour une séance de 30 minutes avec un masque respiratoire sur le visage.

De l’autre côté du tuyau, on retrouve des ruches. L’air passe par les petites boîtes, circule parmi les larves et le miel et viendrait apaiser vos poumons et vos bronches. Diana, 77 ans, termine sa séance, ravie. " Ça me fait un bien fou. Je n’étais plus capable de suivre mes copines du club de marche et maintenant, je les suis à nouveau. J’ai un asthme latent qui me donne des difficultés respiratoires en permanence. Et quand je viens ici, je suis confortable pour trois jours. Et pourtant d’habitude je suis un peu sceptique face à la médecine alternative."

Jérémy Trigaux est apiculteur et maintenant " guérisseur ". Il explique " que 4 ruches sont branchées sur un tuyau respiratoire pour éviter que l’aération ne refroidisse la ruche. J’ai travaillé avec un spécialiste français de l’lNRA (ndlr : Institut National de la Recherche Agronomique) pour mettre en place la technique des tuyaux. En France, cette thérapie est déjà plus avancée. "

Mais est-ce bien sérieux tout ça ?

Pour appuyer son projet, Jérémy est allé voir les pneumologues des hôpitaux de Charleroi. Après plusieurs réunions, l’hôpital Marie-Curie a commencé à envoyer des patients au Centre Respiratoire Par l’Air Des Ruches. Il y a donc bien un intérêt médical. Cette thérapie permettrait de diminuer l’inflammation qui pose tant de problèmes aux asthmatiques, aux allergiques et même à ceux qui souffrent de migraines.

Les médecins restent toutefois encore prudents. Il faudrait faire des études cliniques plus poussées pour être certain des effets des phéromones d’abeilles. En attendant, les 20 premiers patients sont ravis. La propriétaire des lieux, Séverine Snauwaert aimerait, elle, développer une activité pédagogique autour des abeilles sur le site. Le crowdfunding est d’ailleurs lancé.

 

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