Respect de la quarantaine : transmettre les noms des récalcitrants aux bourgmestres n'est pas à exclure selon Alain Maron

Respect de la quarantaine : transmettre les noms des récalcitrants aux bourgmestres n'est pas à exclu selon Alain Maron
Respect de la quarantaine : transmettre les noms des récalcitrants aux bourgmestres n'est pas à exclu selon Alain Maron - © JASPER JACOBS - BELGA

Le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron (Ecolo) n’écarte pas la possibilité de transmettre aux bourgmestres les données des personnes récalcitrantes et posant un danger pour la santé publique, comme c’est prévu par ordonnance en Région bruxelloise, a-t-il indiqué vendredi.

Le bourgmestre d’Etterbeek Vincent De Wolf (MR) avait adressé mercredi un arrêté de réquisition au médecin-inspecteur d’hygiène de la capitale lui imposant de remettre les coordonnées en sa possession de toutes les personnes domiciliées et/ou résidant sur le territoire de la commune au sujet desquelles il y a une suspicion de non-respect de l’obligation de soumission à un test de dépistage au coronavirus et/ou de l’obligation de quarantaine.

Motif de sa démarche : la hausse de 94% du nombre de contaminations à Bruxelles au début du mois et le constat qu’Etterbeek est la commune bruxelloise la plus affectée en raison, essentiellement, de la présence d’un nombre élevé de résidents étrangers européens partis en vacances hors Belgique à Noël. Le bourgmestre libéral soutient que, contrairement à celles des autres entités fédérées du pays, les communes de la Région bruxelloise ne disposent pas des informations nécessaires à veiller au respect, par les personnes qui y sont domiciliées, de la quarantaine obligatoire en raison d’un retour à l’étranger.

Interrogé au parlement précisément par Vincent De Wolf et Gilles Verstraeten (N-VA), Alain Maron a précisé avoir demandé depuis novembre au Médecin Inspecteur de la COCOM d’aller "au bout de chaque situation où il percevait un risque de non-application des mesures. C’est ainsi que lorsqu’un agent de call center doit transférer l’appel au médecin superviseur lorsqu’il perçoit un refus et que celui-ci envoie un agent de terrain sur place pour évaluer la situation. Si cette évaluation révèle un bon respect de la quarantaine ou un refus de se faire tester, le médecin inspecteur préviendra le bourgmestre", a-t-il précisé.

Le ministre bruxellois a ajouté que dans l’ensemble les Bruxellois contactés par le service sont collaborants. "Certains éprouvent des difficultés à respecter les règles et nous mettons en place des moyens pour les aider à respecter les règles y compris à travers les services communaux", a-t-il dit.

Une réunion avec les bourgmestres a eu lieu jeudi. Alain Maron a affirmé y avoir insisté sur l’importance de construire et de préserver la confiance de la population dans le système de suivi des contacts et le contrôle.

"Mais j’ai aussi rappelé que la possibilité de transmettre aux bourgmestres les données des personnes récalcitrantes et posant un danger pour la santé publique existe et qu’elle sera utilisée le cas échéant", a-t-il souligné.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK