Rercherche fondamentale: 80 emplois menacés à l'ULg par souci d'économie

Rercherche fondamentale: 80 emplois menacés à l'ULg par souci d'économie
Rercherche fondamentale: 80 emplois menacés à l'ULg par souci d'économie - © DR

Le monde politique, unanime, se félicite encore de l'attribution du prix Nobel de physique à François Englert, de l'ULB. Un prix qui confirme la notoriété de notre pays dans le domaine de la recherche fondamentale. Mais continuer à soutenir cette recherche fondamentale devient de plus en plus difficile. C'est le cas notamment à l'Université de Liège. Les contraintes budgétaires imposées par la Fédération Wallonie-Bruxelles sont telles qu'un plan d'économie a prévu la suppression d'une centaine d'emplois d'ici 2018. Parmi eux, 80 concernent le domaine de la recherche scientifique.

D'ici 2016, à l'Université de Liège, le contrat de 60 membres du personnel scientifique ne sera pas renouvelé. Pierre Wolper, vice-recteur à la recherche de l'ULg, le regrette: "Une bonne partie de notre personnel est statutaire et a donc une garantie de carrière. Les seules économies qui peuvent être faites, c'est au moment des départs". Des départs qui touchent beaucoup de postes scientifiques, comme les assistants par exemple: "La situation des assistants est particulière parce qu'ils ont des postes temporaires, en général maximum 6 ans. Donc là, on a une rotation beaucoup plus rapide et une possibilité d'économie plus importante".

Une vingtaine de postes de professeurs doivent aussi à terme disparaître: "Si vous prenez le prix Nobel qui a été attribué hier, celui qui a fait ce travail, c'est quelqu'un qui avait un poste de professeur, c'est-à-dire qu'il a fait cela sur son temps de recherche payé par son salaire qui lui venait de l'université. Un professeur qu'on n'engage pas, c'est donc peut-être un prix Nobel qu'on n'aura pas dans dix, trente, ou quarante ans".

A cela s'ajoute un nombre toujours croissant d'élèves: "On ne peut pas à la fois dire qu'on prend le personnel de l'université pour faire plus d'enseignement et en même temps dire qu'ils vont continuer à faire de la recherche excellente".

A force de charger le personnel universitaire, le vice-recteur prévient: demain, c'est notre niveau de recherche qui risque d'être menacé.

 

E. Dagonnier

 

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