Rentrée dans les écoles d'infirmiers et infirmières en Hainaut : pas de baisse des inscriptions malgré le coronavirus

Premier jour de cours pour les étudiants inscrits au bachelier « infirmier responsable de soins généraux », à la Haute Ecole Provinciale de Hainaut - Condorcet à Mons.
Premier jour de cours pour les étudiants inscrits au bachelier « infirmier responsable de soins généraux », à la Haute Ecole Provinciale de Hainaut - Condorcet à Mons. - © RTBF

Il y a eu les applaudissements mais il y a eu les manifs dénonçant les conditions de travail. Il y a eu les photos des visages fatigués, des soignants touchés par la maladie mais il y a eu les affiches et les banderoles désignant les vrais héros de la société.

Après tout cela, les jeunes ont-ils encore envie de se lancer dans des études de santé publique ? En Hainaut, la réponse est oui. Un rapide tour des principales Hautes écoles formant aux soins infirmiers nous permet d’affirmer qu’en termes d’inscriptions, la situation ne diffère pas beaucoup des années précédentes. Certains connaissent une légère baisse, mais d’autres constatent une véritable hausse, comme à la Helha à Mouscron. Et dans toutes ces écoles, la même nuance : il y aura encore des inscriptions dans les semaines à venir, c’est comme ça chaque année…

Bref, le métier d’infirmière et d’infirmier fait encore rêver. Davili et Banédicte sont venues s’inscrire ensemble au bachelier "infirmier responsable de soins généraux", à la Haute Ecole Provinciale de Hainaut – Condorcet, à Mons. Elles expliquent que ce métier, elles l’ont choisi depuis longtemps déjà. Le Covid les a-t-il fait réfléchir ? "Je reconnais que ça m’a fait un peu peur au début mais ça a toujours été ma vocation donc j’ai voulu continuer", explique Bénédicte. Son amie partage ce sentiment, elle ajoute : "Je n’ai pas de plan B, rien ne peut me freiner".

Chez Cynthia, la crise sanitaire a carrément renforcé son choix : "La crise du Covid m’a beaucoup motivée à apporter mon aide aux infirmières". Même pas peur ? "Je crois qu’on est bien protégé et mon projet c’est d’aider les autres, quitte à prendre des risques".

Gaelynn ne dit pas autre chose, "il faut que des gens s’y collent et en plus ce métier est en pénurie, ça me motive aussi, il ne faut pas se le cacher".

Ces jeunes se disent prêts à travailler dans une unité Covid mais pour l’instant, c’est essentiellement entre les murs de leur école qu’ils apprendront leur futur métier. La Haute école a en effet décidé de ne pas envoyer en stage les étudiants de première année de cette section.

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