Rencontre tendue entre les Afghans et le directeur de l'Office des étrangers

"We want now Justice"; "Maintenant, nous voulons la Justice", ont scandé les 120 Afghans hébergés au Béguinage. Ils étaient entourés d'autres Afghans et de membres de comités de soutien. De simples citoyens venus relayer la cause des Afghans menacés d'expulsion: "Vous dites qi'ils ne veulent pas retourner, c'est dommage. Mais si c'est dommage, allez-y ! Eux, ils ne veulent pas retourner. Ces gens-là, ils sont là pour être en sécurité. Nous, on est en sécurité et on va leur refuser notre sécurité? C'est un scandale!"

Pour les Afghans et leurs soutiens, le politique doit adapter la législation et ne pas craindre un éventuel appel d'air. Nous sommes rejetés de partout disent-ils. Ici, on refuse de nous donner l'asile et nous devons vivre dans la rue. Là-bas, c'est le régime de terreur des talibans qui nous attend, la burka et l'oppression pour les femmes voire la mort.

"Il n'y a même pas mille personnes, mille Afghans qui demandent l'asile en Belgique." Mais le directeur de l'Office des étrangers reste inflexible, la loi est la loi affirme Freddy Roosemont en montrant un document sur le retour dit volontaire. Et d'ajouter qu'il n'est qu'un fonctionnaire qui applique la loi: "Si le politique décide ça, l'Office va l'appliquer à partir du moment où cette décision est prise. Ni en Belgique, ni en Europe, on ne va régulariser les demandeurs d'asile Afghans."

Bref, une rencontre tendue où chacun a campé sur ses positions... Deux jeunes Belges, membres du collectif de soutien, ont décidé de partir en grève de la faim par solidarité avec les Afghans.

Jean-Claude Hennuy

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