Jemappes, la réhabilitation des anciens laminoirs prendra encore au moins un an

Jemappes, la réhabilitation des anciens laminoirs prendra encore au moins un an
Jemappes, la réhabilitation des anciens laminoirs prendra encore au moins un an - © BELGAIMAGE

Cela fait plus de 4 ans que la société Spaque travaille à la réhabilitation de ces anciens laminoirs. Les premières études ont même commencé en 2006 et la cheminée est tombée en 2009. Depuis Spaque a dépollué l'aciérie. la partie Nord s'achève à la fin du mois. Reste la verrerie, ce sera pour fin 2015.

Les Laminoirs de Jemappes, c'est le dernier fleuron de l'industrie sidérurgique à Mons Borinage. La fermeture en 1982 a eu lieu dans un climat de révolte, dont les borains se souviennent. La lutte pour la sauvegarde de l'entreprise était violente, la gendarmerie est intervenue à plusieurs reprises pour dégager les grévistes qui occupaient la voirie. Mais rien n'y a fait, les 1200 travailleurs des laminoirs se sont retrouvés sans travail et le bâtiment s'est lentement dégradé.

Après la cheminée, la société Spaque, s'est donc attaquée au gros morceau de la dépollution, en commençant par l'aciérie. "On a découvert que les sols étaient largement contaminés en métaux lourds, en hydrocarbure et en huile minérale suite à l'activité de l'ancienne aciérie au siècle dernier, en fait il s'agissait surtout d'une pollution liée à l'utilisation des machines. Les huiles des machines étaient par exemple vidangées à même le sol, il n'y avait aucune règle en la matière " explique Philippe Thiry, chef des travaux chez SPAQUE, "les contaminations se retrouvaient en profondeur. Tant qu'il n'y avait pas de remaniement de terres, il n'y avait aucun risque pour la santé mais ici il y a des projets avec l'IDEA, l'Intercommunale de Développement Economique pour la région de Mons-Borinage et centre et donc il faut assainir. A certains endroits, nous sommes descendus jusqu'à 3 mètres de profondeur". Les ouvriers ont retiré plus de 75.000 tonnes de terres polluées. Les travaux auront coûté 10 millions d'euros, en partie financés par le FEDER, le Fonds Européen de Développement Régional et ils ne sont pas terminés puisque la verrerie reste à assainir. Cela prendra un an minimum.

L'IDEA a donc l'intention de réutiliser l'endroit, mais pas dans toute sa superficie. Le site fait tout de même 19 hectares. Le projet actuel est d'en faire une zone de six hectares pour des activités économiques, mais il y aura aussi du parking et des espaces verts. Dans la mesure où le site est situé à proximité de la Mons Arena, la salle de l'équipe de Basket de Mons (Division 1), la nouvelle micro zone d'activités économiques pourrait avoir un lien avec le sport. Mais il ne s'agit à l'heure actuelle que d'une piste parmi d'autres.

Isabelle Palmitessa, France Raulier

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir