Recherche à l'hôpital de Neder-Over-Heembeek: des virus qui protègent nos bactéries

Recherce à l'hôpital de Neder-over-Heembeek: des virus qui protègent nos bactéries
Recherce à l'hôpital de Neder-over-Heembeek: des virus qui protègent nos bactéries - © PETER DE VOECHT - BELGA

Neder-Over-Heembeek, au nord de Bruxelles, est incorporée à la capitale. Cette ancienne commune est surtout connue pour son centre des grands brûlés qui reçoit les militaires bien sûr, mais aussi les civils. C'est aussi, mais on le sait moins, un centre de recherche médicale.

Dans son petit laboratoire, une chercheuse géorgienne prépare deux éprouvettes. Destination : un patient grand brûlé de San Diego, Californie, un traitement individualisé pour contenir une infection générale.

Maya Merabishvili, la chercheuse, isole des virus d’une eau souillée. Il est étrange que des virus, des "phages",  puissent s’attaquer, en se reproduisant, à la bactérie infectée. Daniel Devos est docteur en microbiologie. "Vous allez donner un phage et toutes les autres bactéries, dont on a besoin pour survivre, sont laissées comme telles. Si vous prenez un antibiotique, même à large spectre, vous avez toujours des dommages collatéraux importants."

Ces virus sont dans la nature et, isolés médicalement, ils sont une technique que ce Centre tente d’approfondir, explique le docteur Serge Jennes, chef du Service des grands brûlés : "Ça ne va pas remplacer les antibiotiques. Ca ne va certainement pas remplacer les bains donnés par les infirmiers, ça ne va pas remplacer la main et le scalpel du chirurgien, mais ça va être un plus qui nous permettre de sortir le patient d’affaire, de traiter l’infection locale ou l’infection générale."

Cette technique n’est pas encore reconnue, mais admise dans des cas extrêmes comme des grands brûlés dans une impasse thérapeutique.

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