Rebecq : la commune dit oui à Sagrex et à son projet de route de la Montagne

La commune de Rebecq a dit oui à Sagrex et à son projet de route de la Montagne
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La commune de Rebecq a dit oui à Sagrex et à son projet de route de la Montagne - © tout droit réservé

Après le permis délivré pour le contournement de Wavre, un autre dossier qui rebondit. Celui de la route de la montagne à Quenast.
La commune de Rebecq soutient le groupe Sagrex… Des mois que le dossier traînait. Le conseil communal a pris position hier. 12 oui, 4 non et 5 abstentions pour ce projet de route. Il s’agit de créer une nouvelle voirie pour remplacer la drève Leon Jacques… Une route qui se trouve sur la propriété de Sagrex et que le groupe carrier veut supprimer. C’est un vieux projet qui fait partie de la demande de permis pour l’extension de la carrière.

Le dossier divise dans la région


D’un côté les riverains qui disent NON aux nouvelles nuisances possibles ;
De l’autre le groupe carrier qui fait valoir des arguments économiques ; la pérennité de l’activité économique est en jeu. Entre les 2, c’est la commune qui devait trancher. Il y a un mois, elle avait postposé sa décision ; Cette fois, elle a pris position… Et c’est en faveur de la carrière.
Dimitri Legasse, ancien bourgmestre et aujourd’hui président du conseil communal est désormais ouvertement favorable.
Sagrex s’est – dit il – engagé fermement à réaliser des aménagements pour les riverains. "Nous avons souhaité lors du précédent conseil reporter le point pour que tous leurs engagements soient couchés sur le papier et qu’ils s’obligent à les mettre en œuvre, en termes de murs antibruit, en termes de végétalisation, en termes de zone de sécurité, etc. Ils s’y sont engagés. Le document qu’ils vont produire, il reste encore à le signer mais Sagrex n’a pas intérêt, vu leur position dans la commune à jouer avec le feu, ils sont là depuis des centaines d’années, la carrière doit vivre en harmonie avec les riverains et les villageois".

 

Le pragmatisme a gagné

Pour Dimitri Legasse, la décision de la commune est pragmatique. " C’est du pragmatisme et du réalisme, nous avons besoin économiquement que la carrière continue à travailler, et pour s’agrandir et continuer l’exploitation il fallait que la carrière s’agrandisse du côté de cette drève Léon Jacques" Il faut donc construire une route de substitution.

La commune est donc favorable mais les riverains restent eux très hostiles au projet.

Lors de l’enquête publique, la commune avait reçu près de 200 réclamations. La nouvelle voirie ce serait une route de 2 kilomètres qui cheminerait au nord de la carrière et en surplomb du village. Les riverains redoutent le bruit et la poussière causés par l’important charroi journalier, des milliers de voitures et de camions, tous les jours. L’impact paysager est aussi une source d’inquiétude. Certaines maisons jusqu’ici isolées vont se retrouver à quelques mètres de la route à peine. " C’est de la poudre aux yeux ces aménagements… On nous propose un coin barbecue ! Un parcours vita tout prêt d’un rond-point qui va encore plus polluer qu’avant", dénonce Aude Van de Velde du comité des riverains. " On assume la carrière, mais de là nous mettre une voirie en hauteur, qui surplombe une vallée… On va couper des arbres, on met la faune et la fore en danger, c’est totalement aberrant". Les riverains ne comptent pas en rester là.

 

Des recours possibles

 

Du côté de Sagrex, on accueille évidemment avec soulagement l’avis favorable de la commune. La commune qui doit afficher la décision du conseil. Les riverains ont 15 jours pour envoyer un recours. La région Wallonne a 60 jours pour les examiner. En attendant, la demande de permis d’urbanisme va être instruite par la région wallonne… Un long chemin encore avant de voir le premier coup de pelleteuse.