Ransart : quand sera dépollué le site de la goudronnerie Robert ?

Une pelleteuse en action sur le site de la goudronnerie Robert à Ransart
Une pelleteuse en action sur le site de la goudronnerie Robert à Ransart - © Spaque

La Spaque, le bras armé de la Région wallonne en matière d'environnement, dénonce le blocage total dans le dossier de l'ancienne goudronnerie Robert à Ransart près de Charleroi. Ce site de quinze hectares figure parmi les plus pollués de Wallonie. Et rien ne bouge depuis 2005. En cause, des lourdeurs administratives et judiciaires ainsi que la ténacité du propriétaire des lieux.

C’est en 2005 que la Région wallonne a donné mandat à la Spaque de  dépolluer en profondeur et de réhabiliter le site très pollué de l’ancienne usine de Ransart. Huit ans plus tard, rien ou presque n'a pu être fait.

Sur place, les pelleteuses ont entrepris la démolition d'un bâtiment. Mais elles n'iront pas plus loin que cette infime portion du site, au grand dam de Philippe Adam, le directeur de la Spaque, la Société publique d'Aide à la Qualité de l'Environnement.

Le reste de la propriété appartient à un privé qui y a développé une activité de tri de déchets de construction. Cette personne se dit prête à céder ce terrain, qui accueillit autrefois une goudronnerie et une décharge, mais à ses conditions. Celles-ci sont assez importantes et cela est d'autant plus exorbitant que le terrain est fortement contaminé en hydrocarbures, huiles minérales, métaux lourds et cyanure. Des drains ont bien été installés dans le sol pour limiter les conséquences chez les riverains mais il s’agit là d’un emplâtre sur une jambe de bois.

La justice a bien mandaté un expert pour déterminer la valeur des activités de l'actuel propriétaire mais ses conclusions sont toujours attendues. La Région wallonne, elle, préconise de commencer par dépolluer les rares parcelles dont la Spaque est propriétaire. Mais la Spaque n’est pas certaine qu’il s’agisse de la meilleure solution. Elle invite les autorités judiciaires et wallonnes, ainsi que la ville de Charleroi, à prendre rapidement des mesures plus contraignantes.

Jérôme Durant

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