Quinze ans de prison pour quinze braquages dans les régions de Charleroi et Namur

Illustration
Illustration - © Tous droits réservés

Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné Pierrot C. à quinze ans de prison ferme. Jordy V.B. et Pierre H. ont, quant à eux, écopé de six ans de prison ferme. Les trois prévenus étaient poursuivis pour plusieurs braquages et association de malfaiteurs.

Pierrot C., détenu à la prison de Marche-en-Famenne pour une condamnation à sept ans de prison, était poursuivi pour avoir commis quinze braquages avec des complices entre août 2017 et août 2019. Il était en aveux des faits et avait également reconnu être le meneur de l’association de malfaiteurs qui a sévi en région carolo et namuroise. L’homme se chargeait de recruter des complices, parfois mineurs ou à peine majeurs, au sein de son quartier de Monceau-sur-Sambre. Les deux autres prévenus, âgés d’une vingtaine d’années, avaient été recrutés par lui.

Ceux-ci étaient également en aveux d’avoir participé à quelques braquages et d’avoir été membres de l’association de malfaiteurs "pour l’argent". Les braqueurs dérobaient dans des magasins ou stations-service choisis au hasard la caisse, des cigarettes ou des bouteilles d’alcool.

Une employée, victime de sept braquages dont un commis par les prévenus le 3 novembre 2018, était restée traumatisée à la suite du vol. Victime d’un sévère stress post-traumatique, d’une dépression et hospitalisée à plusieurs reprises, l’employée avait fini par se donner la mort plusieurs mois après le braquage.

À la suite de cet évènement, un des prévenus avait finalement admis toutes les préventions à sa charge. "Par respect pour les victimes, je me devais de tout avouer. J’ai pris conscience de mes actes", avait-il confié.

Le ministère public avait requis une peine entre quinze et 20 ans de prison ferme contre le meneur. Pour les deux autres, une peine de maximum cinq ans de prison avec un sursis probatoire partiel avait été requise.

Les avocats des deux jeunes braqueurs avaient plaidé un sursis probatoire. Pour le chef, la clémence du tribunal avait été sollicitée.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK