Quid des filières universitaires à Charleroi ?

Un quatrième pôle d'universités et de hautes écoles du Hainaut pourrait voir le jour. Les défenseurs du projet se voient à Mons aujourd'hui. Ce pôle s'appuierait sur l'ULB et notamment l'U-Mons.

A Charleroi, on ne veut surtout pas être tenu éloigné de filières universitaires dont la région carolo a besoin, elle aussi, pour ses jeunes.

15 % des jeunes terminant leurs études secondaires à Charleroi entament des études supérieures. C'est deux fois moins que la moyenne générale en Communauté française. Porte-parole des préoccupations carolos, Paul Magnette, chef de file socialiste, y voit une raison essentielle de développer des formations universitaires à Charleroi : "Souvent, pour des jeunes de 18 ans qui n'en ont pas l'expérience, l'université fait encore parfois un peu peur. Surtout quand elle est lointaine, quand il faut aller en kot, prendre le train pour Mons, Namur, Bruxelles ou Louvain-La-Neuve... Il y a un obstacle supplémentaire".

Le lobbying a donc commencé. Pression est mise sur les partenaires de l'ULB et de l'Université de Mons. Paul Magnette : "C'est vraiment un avis unanime de tous les partis politiques, du monde patronal et du monde syndical de la région de Charleroi : c'est qu'il soit - si pas forcé - en tous les cas fortement incité à collaborer sur le territoire de Charleroi pour le développer sur le plan universitaire".

Objectif : centraliser les gestions, mettre en commun les moyens mais disperser les accès à l'enseignement supérieur. Paul Magnette : "L'idéal, c'est que l'on puisse suivre les trois premières années ou au moins la première année pour les domaines les plus pointus ; que toutes les formations soient disponibles à Charleroi. Que les Carolos puissent se dire : 'je veux devenir ingénieur, commencer médecine, le droit, la philo ou les sciences sociales... à Charleroi'! Et ensuite, éventuellement, poursuivre à Mons, à Bruxelles ou ailleurs".

A Mons ou à Bruxelles, mais le pied mis à l'étrier à Charleroi.

 

Alain Vaessen

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