Qui pour remplacer Cédric Visart de Bocarmé ?

Le mandat de Cédric Visart de Beaucarmé se termine à la fin janvier.
Le mandat de Cédric Visart de Beaucarmé se termine à la fin janvier. - © RTBF

Dans le palais des princes évêques de Liège, l'actuel procureur général, Cédric Visart de Bocarmé, termine son mandat de sept ans à la fin janvier. La procédure pour le remplacer a commencé.

Un procureur général - il en existe cinq à travers le pays -  est un des personnages les plus puissants du royaume. Au palais des princes évêques, ils sont actuellement quatre à prétendre à ce siège.

Le premier, c'est Paul Catrice, un homme du cru. Il a longtemps dirigé la section financière du parquet de première instance. C'est un spécialiste de la lutte contre la corruption. Il cultive une extraordinaire discrétion. Il ne parle jamais à la presse. Il disposerait d'appuis socialistes.

Le deuxième, Serge Lipzyk, catalogué libéral, n'hésite en revanche jamais à intervenir médiatiquement, depuis ses terres arlonaises, où il est procureur du Roi, pour expliquer ses priorités répressives.

Le troisième concurrent est encore plus connu du grand public, pour ses apparitions en noeud papillon à la télévision, c'est également un procureur du Roi, mais hors ressort, c'est Christian De Valkeneer, ancien membre de cabinets ministériels sociaux chrétiens, bruxellois devenu carolorégien, et donc plongé depuis quelques années dans plusieurs dossiers politiquement chauds.

Le quatrième à postuler, c'est une surprise de taille, c'est Cédric Visart de Bocarmé en personne. Une surprise, parce que, quand il a été désigné, il s'est engagé pour un mandat de sept ans non renouvelable. Depuis, la loi a changé, un procureur général est nommé pour cinq ans renouvelable une fois. Mais selon les avis de juristes autorisés, l'intéressé ne peut donc prétendre à se succéder à lui-même. Ses attaches avec un syndicat de la magistrature, donnent à sa candidature, vraisemblablement irrecevable, un côté "combat de principe". En coulisse, le petit monde des prétoires liégeois commence à s'agiter.

 

Michel Gretry

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