Quels arbres pour remplacer les bouleaux à Schaerbeek?

A Schaerbeek, les bouleaux de l'avenue Fortin seraient malades
A Schaerbeek, les bouleaux de l'avenue Fortin seraient malades - © Tous droits réservés

Quelles essences d'arbres faut-il privilégier en ville? La question se pose régulièrement lors du réaménagement d'un espace public ou lorsque les arbres sont malades, trop vieux, ou qu'ils gênent la circulation.
A Schaerbeek, les trottoirs de l'avenue Fortin ont encore fière allure. En ce début d'automne, les deux rangées de bouleaux lui donnent un petit air de quartier résidentiel, à deux pas de la place Meiser. Mais plusieurs arbres sont malades. La commune a d'ailleurs commandé une analyse enquête phytosanitaire pour évaluer leur état de santé. Plusieurs riverains redoutent déjà de les voir disparaitre. Ils apportaient un peu de nature en ville. Mais Elzbieta, elle, voit cette perspective d'un bon œil. "Dans ma famille, certains sont allergiques au pollen de bouleau et puis, ces arbres font beaucoup de saletés. Il faudrait trouver une essence qui convienne mieux."

Sans la rue, Elzbieta ne regrettera pas la disparition des bouleaux

Chez Bruxelles-Environnement, Serge Kempeneers est le directeur de la division Espaces Verts. Trouver les bonnes espèces à planter au bon endroit est pour lui un défi récurrent. Les arbres ont besoin de bonnes conditions pour se développer. Sinon, ils sont fragiles et plus vulnérables aux maladies. Par ailleurs, les riverains ont aussi des envies. Mais leur choix de plantations n'est pas forcément compatible avec la largeur des trottoirs ou la lumière de la rue. A cela s'ajoute la nécessaire gestion des arbres pendant plusieurs dizaines d'années. Il faut prévoir de les tailler afin d'éviter qu'en grandissant , ils n'obscurcissent les habitations.

D'où la nécessaire réflexion pour éviter des exemples comme celui du petit parc devant la cathédrale des Saints Michel et Gudule. Conçu comme un verger urbain, il aurait du accueillir des essences à croissance lente et limitée. Mais les arbres finalement plantés ont bien grandi. A tel point qu'aujourd'hui, ils entravent la perspective visuelle sur la cathédrale, au grand dam des touristes photographes. Leur survie est désormais menacée.

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